Livres, BD, etc.

Le déconsolé

Livres, BD, etc.
39 vues

Le déconsolé

Anne Brenon

Quatrième de couverture
Guilhem Rafart, de la Montagne Noire, que l’Inquisition aurait voulu faire taire à jamais, a pourtant traversé le temps. Anne Brenon s’est attachée à lui et l’a suivi dans presque tous les pas de son existence car il est de ces humbles dont on connaît la vie aussi bien, voire mieux, que celle de certains rois. Ce livre est un roman vrai, ou plutôt un « docu-fiction » sur papier. Tout est basé sur les sources et les témoignages des protagonistes Mais que l’on ne s’y trompe pas : il ne s’agit pas pour autant d’un essai historique, car ici la belle écriture nous autorise à voir les visages, les couleurs, les lieux ; à sentir les odeurs ; à éprouver la peur ou la joie ; on frôle ce qu’était la vie du petit peuple du Midi, entre la fin du XIIe et le début du XIVe siècle, ce peuple qui poursuivait obstinément son idéal chrétien, tout en fuyant le Malheur, comme il appelait alors l’Inquisition. L’émotion est là, à chaque page, parce que c’est une histoire humaine, et une histoire vraie.
« Depuis si longtemps, ils nous appellent les hérétiques. J’avais fini par comprendre ce qu’ils voulaient dire, avec ce mot savant qui sonne pourtant comme un métal. Ils voulaient dire : « Bons à jeter dans le feu ». »

Le déconsolé poursuit la série de « romans vrais » inaugurée avec L’impénitente et qui raconte le terrible hiver du catharisme.

Informations techniques
ISBN : 978-2-916488-84-4 – Prix : 19,00 €
Éditions : La louve éditions
Couverture : photo de Jean-Louis Marteil

Mon commentaire
Certes, comme le dit si bien l’auteure ; ce n’est qu’un roman vrai. Mais quand l’histoire laisse des pans béants, certains s’autorisent des raccords où un siècle d’un côté et une journée de l’autre, tiennent la même place dans le volume. Ici, il n’en est rien, le roman vient juste donner du lien à des éléments historiques qui seraient moins faciles à saisir sans ce choix.
Sans prétendre à comparer le fonds dont chacun se fera son idée, je retrouve dans le roman de Anne, la même façon de faire que dans le Bélibaste de Henri Gougaud. Et d’ailleurs, les similitudes ne se limitent pas à cela ; les deux personnages portent le même prénom et vivent le même isolement si fortement interdit aux bons-chrétiens. Mais comme disait leur frère Pons Tavernier : « Dieu fait ce qu’il veut ; le bon-chrétien fait ce qu’il peut. »
Je ne peux que vous conseiller ce livre qui sera accessible à bien plus de personnes que certains essais pointus tout en apportant une foule d’information sur un sujet largement oublié des autres historiens.

Moi, Marcion… ou les fondements de l’antijudaïsme chrétien

Livres, BD, etc.
19 vues

Moi, Marcion… ou les fondements de l’antijudaïsme chrétien

Xavier Ponte-Corto

Quatrième de couverture

Moi, Marcion… ou les fondements de l’antijudaïsme chrétien.
Ce roman raconte l’histoire de Marcion de Sinope.
Armateur puissant et riche, 1er banquier de l’histoire chrétienne, il fut surtout un évêque itinérant entre 135 et 144, connu pour :
– l’invention des concepts d’Ancien et de Nouveau Testament,
– l’édition « industrielle » de l’Evangile de Luc, des Epitres de Paul de Tarse
– et de la mise en place de l’antijudaïsme chrétien sur l’Empire romain.
Son but était que l’Eglise chrétienne se sépare des juifs, de leur culture, rites, traditions et Livres Sacrés, afin de ne se consacrer qu’au Christ et aux Evangiles.
Ayant échoué à en convaincre le pape Pie 1er, il fut exclu de l’Eglise en 144. Il fonda alors le marcionisme, secte chrétienne intégriste et fanatique qui répandit un antijudaïsme haineux sur l’ensemble de l’Empire.
Ce concept pernicieux couvrit les Ile et Ille siècle où il y eut plus de chrétiens marcionites que de chrétiens dépendants de la Grande Eglise. Leur antijudaïsme était d’une violence extrême.
Ce système de pensée néfaste perdure toujours deux mille ans plus tard, malgré tous les efforts faits par la chrétienté pour effacer toute trace du plus vénéneux des hérétiques chrétiens : Marcion de Sinope.
Xavier Ponte-Corto

Mon commentaire

Cette quatrième de couverture est assez claire pour informer le lecteur.
En effet l’auteur, dont on ne peut nier qu’il connaît le sujet, a pris le parti de l’Église de Rome et mène une véritable croisade anti-Marcion.
Sur son site, prétendûment « dédié » à Marcion, il prend ouvertement le parti judéo-chrétien et pourfend Marcion de façon encore plus violente que ne le fit jamais Tertullien de Carthage.
Mais cela serait acceptable si l’on ne relevait pas de nombreuses erreurs, voire mensonges dans son propos.
Accuser Marcion d’antijudaïsme est vrai et correct, mais faire le lien entre antijudaïsme et antisémitisme est un mensonge éhonté et une idiotie théologique ! En effet, en détachant le christianisme du judaïsme, Marcion a de fait supprimé la rivalité instaurée par l’Église de Rome, ce qui a poussée cette dernière à organiser l’antisémitisme afin de prendre sa place. Les accusations de déicide portées contre les juifs ne sont pas le fait des marcionites, mais des catholiques. Quand on ne se pose pas sur les mêmes brisées, on ne se combat pas, on s’ignore !

Cette remarque extraite du même site donne franchement envie de rire :
« Marcion est dénié par eux car, entre autre délire sur l’axe du mal judéo-judaïque, il remet en cause les fondements de ces deux religions en induisant dans son argumentation que les Hébreux étaient un petit peuple tribal s’étant inventé un passé mythologique pour palier sa transparence… passé que les juifs ont pris pour argent comptant… et les chrétiens à leur suite. »
C’est exactement, à la virgule près ce que les archéologues israéliens Finkelstein et Silberman ont démontré dans leurs travaux.

Au total, ce livre est à fuir à tout prix, surtout si vous débutez dans la recherche théologique, car il ne vous aidera en rien et pourrait même égarer les esprits les moins bien formés.

Petite histoire des cathares – Anne Brenon

Livres, BD, etc.
10 vues

Petite histoire des cathares
Anne Brenon

Quatrième de couverture

Hérésie ou dissidence? Les Xlle et Xllle siècles virent se développer, spécialement en Italie et en Pays d’Oc, de véritables Églises chrétiennes sans lien avec la papauté romaine, des Églises aux institutions propres, avec leur clergé, séculier et régulier, leurs rites et liturgies du salut de l’âme, leur lecture savante des Écritures, leur littérature religieuse et leurs idéaux apostoliques.
L’histoire de ces religieux médiévaux non conformes, que l’Église romaine condamna comme hérétiques sous le nom de « cathares », est de fait assez méconnue, malgré la vaste historiographie qui la couvre et l’ampleur des sources qui la documentent. Le présent petit livre propose, de manière claire et synthétique, une vue générale et renouvelée de la question cathare, insistant sur les aspects religieux du phénomène et cherchant à répondre, sources à l’appui, aux principaux questionnements que se pose la recherche actuelle,
Anne Brenon a consacré toutes ses recherches au catharisme et aux hérésies médiévales. Elle est chartiste et conservatrice du Patrimoine (Archives de France), diplômée en Sciences religieuses de l’EHE. Ancienne responsable du Centre d’Études cathares de Carcassonne, elle participe depuis 2010 au CIRCAED – Collectif International de Recherche sur le Catharisme Et les Dissidences (www. circaed-heresis.com). Elle a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels: Les Cathares, pauvres du Christ ou apôtres de Satan? Gallimard, Découvertes, 1997; Les femmes cathares, Perrin, Tempus, 2004; Les Cathares, Albin Michel, coll. Spiritualité vivante, 2008; Le dernier des Cathares. Pèire Autier, Perrin, Tempus, 2015.

Mon commentaire

Cet ouvrage a le mérite de traiter sérieusement et clairement un sujet qui intéresse, non seulement les Français, mais bien des gens à travers le monde entier, comme j’en croise régulièrement à la cité médiévale de Carcassonne.
Malheureusement, il n’ont souvent accès qu’à des approches anecdotiques et partielles, voire partiales.
Ce petit livre — réellement de poche — propose une vue générale de la question cathare et n’omet pas les aspects religieux du phénomène. À la question : Hérésie ou dissidence ? il répond dissidence, en se basant sur des analyse d’historiens et d’autres spécialistes qui voyant dans le mot hérésie un vocable employé par l’Église catholique conquérante, lui préfère celui de dissidence, sans se rendre compte qu’il s’agit là aussi d’une lecture judéo-chrétienne du monde. En effet, la dissidence est forcément définie par rapport à une référence dont elle se serait détachée. Non savons que ce n’est pas le cas du catharisme qui existe depuis le premier siècle et qui s’est organisé et étendu à partir du schisme suivant le concile de Jérusalem en 39.
Mais ce sont là des débats d’experts auxquels ne s’adresse pas ce livre.
Aussi, si vous cherchez à vous renseigner correctement sur le catharisme médiéval sans avoir peur de ne pas pouvoir atteindre le bout d’un livre, cet ouvrage est fait pour vous.
En outre, vous y trouverez de petits textes insérés dans la narration, comme des notes de lecture, qui présentent des textes d’époque, traduits par Anne Brenon et qui vous en diront bien plus sur le sujet… au risque de vous rendre accros à l’étude du catharisme.

Un ouvrage qui, par ses indications en fin de chapitre et par ses photographies inédites, dues à un photographe spécialisé dans l’histoire cathare, Jean-Louis Gasc, propose aux lecteurs de visiter les principaux sites du Catharisme.

Informations techniques

Auteur : Anne Brenon
9782350685625
Prix : 10,00 €
Éditions Cairn (mai 2018) – Morlaàs (64)
site de l’éditeur.

Le dernier des cathares Pèire Autier – Brenon

Livres, BD, etc.
10 vues

Le dernier des cathares Pèire Autier – Anne Brenon

Quatrième de couverture
Nous sommes en 1300, le bûcher de Monségur n’est pas oublié et l’insoutenable souvenir de la répression cathare en Occitanie a aboli tout désir de rébellion. La sainte Inquisition peut se targuer de son triomphe après tant d’années de luttes difficiles. Pourtant, et alors que tout semblait être rentré dans l’ordre royal et catholique, Pèire Autier, un important notaire d’Ax, proche du comte de Foix, abandonne son étude et prend le chemin de la clandestinité. Dix ans durant, sillonnant le pays, de cache en cache, fidèle à sa foi, il entreprend de reconstruire l’Eglise cathare.
Dernière dissidence religieuse, ultime résistance à l’étranger français, l’histoire de Pèire Autier est le récit d’une trajectoire hors du commun. La dernière Eglise cathare témoigne d’une foi intense et d’une totale dignité, retrouvant dans un dernier souffle assez de force pour fédérer hommes et femmes. La lutte sera inégale, l’Inquisition entreprenant cette fois et à jamais l’élimination de toute hérésie en Occitanie.

Informations techniques

Éditions Perrin 2006
ISBN : 978-2-262-02271-6
484 p. – Format 15×24
disponible – non numérisé

Nouvelle édition

Parue le 18/02/2016, une nouvelle édition est désormais disponible au prix de 12,00 €.

Cette édition, revue et augmentée selon nos sources permet de rendre encore plus intéressant cet ouvrage déjà majeur.

disponible – non numérisé