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Nouveau Testament cathare

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Nouveau Testament cathare

Présentation

Le Nouveau Testament (NT) est un document réunissant des textes validés par les responsables de l’Église chrétienne catholique vers le 3e siècle. Ces textes sont dits canoniques par opposition à d’autres textes, validés par certaines Églises, mais non retenus au final que l’on appelle apocryphes.

Ces textes ont été écrits sur une longue période de temps, dépassant généralement la durée de vie de ceux à qui ils sont attribués. En effet, comme on le voit pour les peintres et les sculpteurs, le nom de l’auteur désigne en fait une école de pensée qui a pris cet auteur en exemple. Un cas vient cependant contredire ce propos. Paul de Tarse est le seul à avoir diffusé de son vivant ses écrits. De ce fait il est aussi le premier auteur chrétien, puisque ses écrits sont datés de 52 à 65 environ.

Ces textes sont issus pour la plupart d’une tradition orale, retranscrite en grec, puis en latin. Cela explique des différences notables à propos de textes traitant du même sujet, selon les auteurs.

Les cathares utilisaient une version ancienne du NT, comme cela se voit dans le NT occitan de Lyon. En effet, l’ordre des textes est conforme à ce qui était en vigueur avant le 7e siècle, alors qu’ils ont vécu entre le 12e et le 15e pour l’essentiel. Cette modification n’est pas sans intérêt, car elle signe une volonté politique : enfouir les textes de Paul — même largement interpolés — au sein de la littérature catholique afin d’en atténuer la portée. Pour une raison inconnue, une des lettres qui lui sont attribuée est supprimée (Lettre aux Laodicéens) sans que l’on puisse en comprendre la raison. Cela est lié au fait que cette lettre dont nous disposons semble avoir eu une version différente à l’époque, ce qui pourrait expliquer cette exclusion.

Un Nouveau Testament moderne

C’est en comprenant l’usage que les cathares faisaient du NT que l’on peut comprendre l’intérêt d’en écrire un adapté aux conditions de notre époque.

En période de paix, les prédicateurs cathares se déplaçaient pour prêcher auprès des groupes de croyants qui le leur demandaient. Ils avaient leur NT traduit en langue occitane. Une fois la foule rassemblée, le prédicateur demandait à quelqu’un de l’assemblée sachant lire de choisir un texte et de le lire. Cela fait, le prédicateur commentait ce qui venait d’être lu selon la compréhension qu’en avaient les cathares.

Quand la croisade et l’Inquisition imposèrent aux bons-chrétiens de se cacher, voire de fuir, notamment en Italie du Nord, ceux qui restaient à proximité des croyants languedociens étaient des consolés n’appartenant pas à la hiérarchie cathare. En effet, les inquisiteurs cherchaient particulièrement à démanteler la hiérarchie cathare (évêques, diacres et fils majeur et mineur) afin de détruire l’Église.

Ce que nous apprend le NT de Lyon est que la hiérarchie réfugiée en Italie eut l’idée de rédiger un NT adapté à cette situation. En effet, outre les textes classiques, ce document contient ce que les historiens appellent un Rituel. On y trouve trois cérémonies particulières bien détaillées : le Service (apparelhment), la tradition de la sainte Oraison et la Consolation (consolamentum).

Le point commun de ces trois cérémonies était qu’elles étaient dirigées et réalisées par des membres de la hiérarchie cathare. Les consolés n’en avaient donc pas une pratique régulière. C’est pour cela qu’elles figurent dans ce document. Ainsi, les consolés de retour au pays pouvaient-ils pratiquer ces cérémonies sans risquer de commettre d’erreur, puisqu’il leur suffisait de lire les sermons figurant dans le livre. Cette adaptation aux conditions d’exercice religieux est remarquable et riche d’enseignements.

Aujourd’hui, nous sommes également dans des conditions particulières. La majeure partie de la population peut lire directement les documents mis à sa disposition. La structure de l’Église cathare est très ténue et le restera sans doute longtemps. Les seuls documents chrétiens disponibles émanent d’Églises judéo-chrétiennes.
Il est donc justifié de chercher à proposer un NT qui permette aux lecteurs de comprendre la vision que les cathares avaient de ces textes et de connaître les pratiques rituelles et sacramentelles particulières qu’ils ont conservées.

Projet de NT cathare

C’est dans cet esprit que j’ai commencé depuis quelques temps la réalisation d’un NT cathare que vous pourrez acquérir d’ici quelques mois.
Il contiendra les textes habituels, issus d’une version libre de droit actuellement disponible, ainsi qu’un commentaire attaché à chaque texte. En outre, une partie de l’ouvrage sera consacrée aux pratiques rituelles et sacramentelles des cathares, qui seront présentées et détaillée de façon à remplacer l’absence d’un prédicateur aux côtés de chaque lecteur.
Ainsi le fonds de la pensée et de la pratique cathare sera-t-il accessible à tous.

Un document transitoire

Ce document n’a pas vocation à devenir une sorte de « bible » du catharisme moderne. Son but est de pallier au manque de chrétiens cathares consolés auprès des croyants sevrés de moyens d’étudier leur religion et de la pratiquer.
Bien entendu, quand un Église cathare structurée sera de nouveau active, ce sont les membres de sa hiérarchie qui assumeront la charge de produire les documents qu’ils jugeront utiles alors.
Mais ce NT cathare moderne offrira d’ici-là la possibilité de disposer d’un ouvrage que les croyants et les consolés d’aujourd’hui pourront consulter sans avoir à remettre les textes judéo-chrétiens au niveau de la pensée cathare.

Un ouvrage à diffusion restreinte

Il est clair que le lectorat d’un tel document sera faible. Or, vu le projet, ce livre devrait compter un millier de pages au moins. Vu l’usage qui lui est dévolu, nécessitant de nombreuses lectures et manipulations, une fabrication de qualité s’impose, ce qui viendra grever le coût de fabrication.
J’ai donc prévu, une fois l’ouvrage réalisé, d’en faire évaluer le coût unitaire pour une faible production (100 exemplaires par exemple). Une fois ce coût unitaire évalué, une souscription sera proposée qui permettra à chacun de pré-acheter l’ouvrage, ce qui permettra de lancer la fabrication en répartissant la charge financière.

Il semble plus que temps que la communauté ecclésiale cathare d’aujourd’hui puisse disposer d’un document de référence qui lui soit adapté.

Éric Delmas – 21/02/2020

Le Dieu Jésus – Paul-Louis Couchoud

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Le Dieu Jésus

Paul-Louis Couchoud

Table des matières

Première partie : Jésus l’homme-Dieu

  • Cahiers de réflexions et de souvenirs
  • Qui est Jésus ?

Deuxième partie : Jésus purement homme

  • Qui est Jésus pour les incroyants ?
  • Renan : La vie de Jésus
  • Échec et apothéose de Jésus

Troisième partie : Jésus Dieu sauveur

  • La dernière voie à explorer
  • Mon itinéraire vers Jésus
  • Origines du culte de Jésus
  • L’Apocalypse
  • Paul
  • Le culte du Sauveur

Quatrième partie : Visite aux dieux du salut

  • Dionysos
  • Déméter et Coré
  • Isis et Osiris
  • Cybèle et Attis
  • Mithra
  • Conclusion

Cinquième partie : La légende humaine de Jésus

  • La condition de l’Église au début du IIe siècle
  • Les matériaux des Évangiles
  • Origines des Évangiles

Quatrième de couverture

La double nature de Jésus – Jésus homme et pleinement Dieu – ne peut être que par un acte de foi.
L’école rationaliste qui soutient que Jésus un homme comme un autre ne résoud pas le problème. Que Jésus soit conçu à la façon de Renan comme un personnage romantique, ou à façon de Loisy et de Guignebert comme un nabi de village et un agitateur malheureux, les historicistes ne sont pas arrivés à expliquer de façon plausible sa déification.
Il reste donc à considérer Jésus comme proprement et uniquement Dieu. La conception d’un Sauveur qui ne fait qu’un avec Dieu ressort fortement des plus anciens textes chrétiens, c’est-à-dire des Épitres de saint Paul et de l’Apocalypse.
Les dieux sauveurs antérieurs à Jésus : Dyonisos, Coré, Osiris, Attis, Mithra, ont été des ébauches. Imparfaits et grossiers, ils ont préparé les âmes qu’angoissait le mystère de la mort à faire appel à un Dieu sauveur mourant et ressuscitant.
Dans les évangiles le Dieu Jésus est pourvu d’une légende humaine. C’est dans le culte pour les besoins de la foi que cette légende s’est lentement élaborée.
Paul-Louis Couchoud, philosophe et historien, conclut par ce volume trente ans de recherches sur le problème de Jésus. Il joint l’enthousiasme à l’esprit critique. Il mêle à ses réflexions des souvenirs et des portraits, ce qui donne à son livre la valeur de Mémoires.

Données techniques

Éditeur : NRF Gallimard (Paris) 1951

Format 12×19 cm – 250 p.

 

Le mystère de Jésus – Paul-Louis Couchoud

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Couchoud-mystère-JésusLe mystère de Jésus

Paul-Louis Couchoud

Table des matières

Première partie – L’énigme

  1. Un ermitage au Japon
  2. Le Maître de l’Occident
  3. Pline, Tacite, Suétone
  4. Marc
  5. Ernest Renan, Alfred Loisy
  6. Paul
  7. Jésus

Deuxième partie – Le mystère

  1. Qu’est-ce que Jésus ?
  2. L’Apocalypse de Paul
  3. Du ciel à la terre
  4. La légende évangélique
  5. Homme ou Dieu ?

Informations techniques

D’après les informations disponibles, cet ouvrage est une reprise augmentée d’un très long article, paru en 1924 dans le Mercure de France.
Édité en 1926, cette explication justifierait que l’éditeur fasse débuter ses droits en 1924.
Éditeur F. Rieder et Cie – 7 place Saint-Sulpice (Paris)
60 exemplaires en velin pur ont été produits, dont 10 hors commerce, numérotés de 1 à 60. L’exemplaire dont nous disposons n’en fait pas partie. Il porte la mention : « Huitième mille » en couverture.

Publié dans la collection « Christianisme », cahiers publiés sous la direction de P.-L. Couchoud.

Extraits

Le premier extrait qui me semble très pertinent est celui par lequel l’auteur propose à tous les chercheurs de prononcer une sorte de serment, comme le font les futurs médecins avec le serment d’Hippocrate :

« Je jure, quelle que soit ma foi ou mon incrédulité, de n’en tenir aucun compte dans ma recherche.
Je jure d’être désintéressé, de n’avoir en vue ni polémique ni propagande.
Je jure d’être loyal, de ne rien omettre de ce que je verrai, et de n’y rien ajouter, de ne rien atténuer, de ne rien exagérer.
Je jure d’être respectueux, de ne parler en badinant d’aucune croyance d’autrefois ni d’aujourd’hui.
Je jure d’être courageux, de maintenir mon opinion intrépidement contre toute croyance armée qui ne la supporterait pas.
Et je jure d’y renoncer à l’instant devant une raison solide que je trouverais ou qui me serait apportée.
»

p. 20
« Un homme aurait pu fournir sur Jésus quelques renseignements. Il ne l’a pas fait. C’est le juif Flavius Josèphe, auteur prolixe, bien informé sur ses compatriotes, qu’il a trahis comme soldat et servis comme écrivain avec une égale adresse, le seul historien parvenu à nous qui raconte en quelques détails ce qui se passa en Judée pendant la première moitié du premier siècle. il n’a pas parlé de Jésus. »

p. 25
« Un rival de Josèphe, comme militaire et comme historien, né au pays présumé de Jésus, Justus de Tibériade, a écrit lui aussi une « Guerre des Juifs » et une « Chronique des Rois juifs » de Moïse à Agrippa II. Les deux ouvrages sont perdus. Photios lisait encore le second au IXe siècle et s’étonnait de n’y rien trouver sur Jésus. »

p. 55
« La mort d’Étienne fut le grand événement tragique des premiers temps chrétiens. Elle a donné des traits à la mort mystique de Jésus. C’est peut-être au procès d’Étienne que Pierre a renié Jésus. Car, après la condamnation d’Étienne, nous voyons les chrétiens hellénistes violemment dispersés mais Pierre et les apôtres rester tranquillement à Jérusalem. »

p. 63
« Depuis Renan on a vu qu’il fallait renoncer à écrire une vie de Jésus. Tous les critiques s’accordent à reconnaître que les matériaux manquent pour une telle entreprise. »

p.88
« À l’origine du christianisme il y a une invention théologique. Le Kyrios de la vieille Bible s’est dédoublé en Dieu créateur et en Kyrios Christos. La notion de jésus n’a pas été tirée d’un fait de l’histoire, mais d’une interprétation nouvelle de l’antique parole de Dieu. »

p. 90
« Jésus appartient à l’histoire par son nom et son culte, mais il n’est pas un personnage historique. […] Il n’a connu la mort qu’en mystère. […] Elle (sa vie) n’est pas un mythe, ni un symbole, mais une réalité spirituelle, plus réelle aux yeux des spirituels que toute existence limitée. »

p.117
« Est-il donc possible de comprendre Jésus autrement que de ces deux façons : comme un Homme-Dieu ou comme un homme ordinaire ? Y a-t-il une troisième voie ? Je le crois. Le plus ancien et le meilleur témoignage que nous ayons, celui de Paul, fait penser qu’à l’origine Jésus n’a pas été un homme, mais un être spirituel, un esprit qui se manifestait chez les fidèles par des visions, des oracles, des pouvoirs miraculeux. »

p. 148
« Outre les lettres de Paul, il y a nombre d’écrits chrétiens anciens, et des plus importants, qui ne supposent en aucune façon l’existence historique de Jésus. On peut citer l’Apocalypse de Jean, l’Épitre aux Hébreux, la lettre de Clément de Rome aux Corinthiens, la Didachè, le Pasteur d’Hermas. »

p. 165
« Paul a livré d’avance le secret des évangiles. Il tient en trois mots : Jésus, c’est l’Esprit. (I Thess. IV, 15) »

p. 185
« Quiconque essaiera de mettre au clair les origines chrétiennes aura un grand parti à prendre. Jésus est un problème. Le christianisme est l’autre. Il ne pourra résoudre l’un des deux qu’en rendant l’autre insoluble. »

 

Gwendoline Hancke

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Gwendoline Hancke*

Biographie

Née le 09 janvier 1973 à Reutlingen (Allemagne), elle passe son enfance dans la ville voisine, Tübingen, où des parents ouverts et curieux l’incitent à s’intéresser à l’Histoire et à la musique, domaines dans lesquels elle va exceller.
Si la musique fut sa première passion (piano, clarinette, orgue et chant), elle découvrit, grâce à son goût pour la lecture, le français et plus particulièrement le Midi de la France. Que ce soit lors de vacances familiales, ou au hasard de rencontres musicales, elle découvre également l’occitan : la langue des cathares et des troubadours. Elle mena plusieurs études de front, comme l’attestent ses nombreux diplômes musicaux, scolaires et universitaires.
Toujours en avance, elle cumula la fin de ses études secondaires avec un emploi d’organiste et, après avoir décroché son Bac général (équivalent du Bac S en France), elle se lança dans l’histoire du Languedoc médiéval.
Elle décroche un Magister Artium (équivalent à un DEA) avec un mémoire sur les femmes nobles languedociennes qu’elle traduit et publie en France sous le titre : « Les belles hérétiques ». Elle ajoute à ses talents des études de latin médiéval, de philologie, de paléographie et diplomatique médiévales, d’archivistique et de muséologie. Si elle se qualifie de calme et posée, elle dispose néanmoins d’un don pour les études et d’une capacité de travail exceptionnels qui lui permettent de décrocher, en plus, un diplôme supérieur de musicologie.
Après six mois passés à Carcassonne pour ses études, elle décide de revenir définitivement en France dès ses examens terminés. Elle soutient sa thèse en 2005 sous le titre « Femmes en Languedoc », qui lui permet de décrocher son doctorat d’Histoire à l’Université de Poitiers sous la direction du professeur Martin Aurell, non sans avoir mis au monde deux enfants, une fille et un garçon.
La masse de travail accumulée lui permet également de publier un ouvrage supplémentaire « L’hérésie en héritage ». D’avoir fréquenté ces femmes occitanes lui donna l’envie d’explorer plus avant les rapports amoureux du Moyen Âge, ce dont elle tira un quatrième ouvrage : « L’amour, la sexualité et l’Inquisition ». Mais elle, qui enfant dévorait les romans historiques, nourrissait le désir de laisser vagabonder son imaginaire dans les terrains que sa rigueur scientifique avait largement labourés. C’est ainsi qu’est né, en 2010, son premier roman historique : « Le Miroir d’Aimengart ». Et un an plus tard, elle donna le jour à son troisième enfant, encore un garçon.
Installée en Ariège où elle est professeure d’allemand certifiée en collège et lycée, il lui arrive encore d’enseigner un peu la musique.
Au final, le seul trait qui n’est pas visible dans cette biographie est celui qui domine : la modestie.

Formation et diplômes

1990 : Diplôme d’organiste (niveau « C ») dans l’Eglise Réformée allemande (Deutsche Evangelische Kirche).
1992-1998 : Etudes d’histoire médiévale, sciences auxiliaires de l’histoire (latin médiéval, paléographie et diplomatique médiévales, archivistique, muséologie), philologie romane et musicologie, Albert-Ludwigs-Universität Freiburg-im-Breisgau.
1993 : Diplôme universitaire de Latin (« Grosses Latinum »).
1994-1998 : Organiste à la Lutherkirche Freiburg-im-Breisgau.
1998 : « Magister Artium » (bac+5) en histoire médiévale, philologie romane et sciences auxiliaires de l’histoire, Albert-Ludwigs-Universität Freiburg-im-Breisgau (mémoire sur « Les femmes nobles cathares en Languedoc », sous la direction du professeur Thomas Zotz).
2002 à 2005 : Doctorat d’histoire médiévale à l’Université de Poitiers, sous la direction du professeur Martin Aurell. Sujet de thèse : Les femmes nobles languedociennes à l’époque du catharisme (XIIIe siècle). Soutenance le 18 octobre 2005.

Bibliographie

Les ouvrages ci-dessous sont annotés des mentions suivantes :

  1. en vente (point de vente cité à titre d’exemple) : ces ouvrages sont encore vendus au bénéfice de l’auteur et de son éditeur ; nous n’en fournissons donc pas de version numérique. * indique que nous avons aussi l’ouvrage.
  2. disponible : une version numérique est disponible pour les chercheurs enregistrés.
  3. disponible – non numérisé : l’ouvrage est en notre possession, mais pas encore numérisé. En cas de besoin, nous pouvons hâter sa numérisation, sur demande. Si nous refusons la numérisation, la mention « non numérisable » figure.
  4. non disponible – cet ouvrage n’est pas en notre possession.

Livres publiés en nom propre

  • Les belles hérétiques. Être femme, noble et cathare – L’Hydre éditions (2001) – disponible – non numérisable
  • Le Luberon : nature, histoire, sites, musées – Éditions MSM (2005)
  • Les camisards : genèse et histoire de la guerre des Cévennes (1702-1705) – Éditions MSM (2005)
  • Femmes en Languedoc : la vie quotidienne des femmes de la noblesse occitane au XIIIe siècle entre catholicisme et catharisme. – La Louve éditions (2006 – 2019) – en vente* (LaLibrairie®)
  • L’hérésie en héritage : familles de la noblesse occitane dans l’Histoire du XIIe au début du XIVe siècle : un destin commun. – La Louve éditions (2006) – en vente* (LaLibrairie®)
  • L’amour, la sexualité et l’Inquisition : les expressions de l’amour dans les registres de l’Inquisition – La Louve éditions  (2007) – en vente* (LaLibrairie®)
  • Le Miroir d’Aimengart – La Louve éditions (2010) – en vente* (LaLibrairie®)

Livres en collaboration

  • Roquefort de la Montagne Noire. Un castrum, une seigneurie, un lignage – avec Pierre Clément (dir.), Anne Brenon, Michel Barrère, Jean-Paul Cazes, Marc Comelongue, Hadès – Éditions Loubatières (2009) – en vente – (Loubatières-Ombres blanches)
  • Carcassonne et le pays carcassonnais – avec Jean-Claude Capera, Marie-Elise Gardel – Éditions Loubatières (2010)

Communications et publications

  • Femmes et féminité d’après le registre de Jacques Fournier – Colloque de Montaillou : Autour de Montaillou, un village occitan – du 25 au 27 août 2000 à Montaillou (09)
  • Les femmes cathares en Languedoc in Histoire Médiévale, Hors Série : Les Cathares. Les dernières recherches, Février 2003, pp. 38-45.
  • La Poésie des Trobairitz – Le sirventès de Gormonda de Monpeslier, Troubadours et Cathares en Occitanie Médiévale. Actes du colloque de Chancelade (24 et 25 août 2002), Castelnaud-la-Chapelle, l’Hydre éditions, 2004, pp. 101-118.
  • Maladies, médecins et pratiques médicales dans les registres d’inquisition (XIIIe siècle), Bulletin de la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude 104/2004, pp. 103-112.
  • Les dames de Laurac in Histoire Médiévale, Hors Série : Les Cathares. Les lieux de vie et d’exil, Mai 2005, pp. 26-33.
  • La prédication féminine chez les cathares – in Les cathares devant l’Histoire : mélanges offerts à Jean Duvernoy (2005)
  • De Dames van Laurac. Kathaarse religieuzen, Kathaarse Vrouwen (Kathaarse Kronieken 6), Bruxelles 2006, pp. 43-50 (trad. par Raymond Doms).
  • Les seigneurs de Niort, entre révolte et soumission in Pyrénées Cathares, Hors Série : Le souffle de l’hérésie occitane, juillet 2006, pp. 28-34.
  • Le monachisme féminin dans l’Aude à l’époque du catharisme (XIIe et XIIIe siècles) », Bulletin de la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude 106/2006, pp. 99-106.
  • Vrouwen in de Languedoc, tussen Katholicisme en Katharisme (Kathaarse Kronieken 11), Bruxelles 2007 (trad. par Raymond Doms).
  • Femmes et sacerdoce dans la vie religieuse cathare, Actes du Colloque des Médiévales 2006 de Baziège (Hte Garonne), 2007, pp. 60-73.
  • Les registres d’Inquisition et l’historiographie des familles languedociennes – Colloque Mémoire du catharisme : Écrire l’histoire d’une hérésie, les 12 et 13 mai 2007 à Mazamet (81).
  • Roquefort, un castrum, une seigneurie, un lignage, du XIe siècle à la Révolution – Colloque du Parc naturel régional du Haut-Languedoc, à l’amphithéâtre de l’abbaye-école de Sorrèze (81) le 13 décembre 2008.
  • Maison, couple, famille et société – la place de la dame dans le Languedoc cathare (XIIIe siècle) », Revue du Cercle généalogique de Languedoc, 122/2009, pp. 46-48 (1ere partie), 123/2009, pp. 32-38 (suite et fin).
  • Femmes nobles languedociennes et seigneurie (XIIIe siècle) – le cas des dames de Châteauverdun, Nayt-Dubois / Santinelli-Foltz (Emmanuelle) (dir.), Femmes de pouvoir et pouvoir des femmes dans l’Occident médiéval et moderne, Valenciennes 2009, pp. 291-302.
  • Le faidit, l’épouse et la concubine : le destin ordinaire de la famille de Mazerolles entre hérésie, croisade et Inquisition, 1209-2009, cathares : une histoire à pacifier ? Actes du colloque de Mazamet (15-17 mai 2009), Portet-sur-Garonne, 2010, pp. 241-260.
  • Le monachisme féminin en comté de Foix et l’impact du catharisme et de la Croisade, 1209-1309. Un siècle intense au pied des Pyrénées. Actes du colloque de Foix (23-25 octobre 2009), Foix 2010, pp. 367-384.
  • Les Femmes et la croisade contre le catharisme : actes de résistance ?, Les femmes et la guerre, de l’Antiquité à 1918. Actes du colloque d’Amiens (15-16 octobre 2007), Paris 2010, pp. 167-183.
  • Le rôle des dames nobles dans la diffusion de la foi cathare en Languedoc : 4èmes Journées scientifiques : Des femmes cathares dans la société du Languedoc aux XIIe et XIVe siècles. – Parc naturel régional du Haut-Languedoc, les 12 et 13 septembre 2009 à La Caunette et Minerve (34)
  • La famille d’Arvigna, seigneurs de Dun à l’époque du catharisme, Archives ariégeoises 3/2011, pp. 29-45.
  • Mariage ou ‘union libre’ ? Le couple dans la société languedocienne à l’époque du catharisme, Actes du Colloque des Médiévales 2010 de Baziège (Hte Garonne), pp. 63-82.
  • René Nelli, l’hérésie, l’amour et les femmes, Fabre D. / Pinies J.P. (dir.), René Nelli ou la poésie des carrefours, Carcassonne 2016, p. 299-314.
  • L’Église cathare de l’Albigeois et sa hiérarchie in La dissidence cathare en pays tarnais – Revue du Tarn n°243 – automne 2016

Sources : Site personnel

* Comme il se doit avec les auteur(e)s vivant(e)s, la biographie et la bibliographie sont réalisées avec l’aide des personnes concernées. Nous tenons à les remercier ici de leur aide et de leur disponibilité. Autres sources : Wikipédia, Amazon, Catharisme d’aujourd’hui.

Paul-Louis Couchoud

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Paul-Louis CouchoudPaul-Louis Couchoud

Né à Vienne (Isère) le 6 juillet 1879 et mort à Vienne (Isère) le 8 mai 1959, il était médecin, philosophe, poète et érudit. Cet ami intime d’Anatole France était un  théoricien de la thèse selon laquelle Jésus n’aurait pas eu d’existence historique. Il a également étudié le travail de Marcion de Sinope sur les textes de Paul. (source Wikipedia)

Bibliographie

  • L’Apocalypse (introduction, traduction et notes), Bossard, Paris, 1922 ; Rieder, Paris, 1930 ; impr. Croset frères, Lyon, 1944.
  • L’Énigme de Jésus, article publié dans le Mercure de France, le
  • Reconstitution et classement des lettres de saint Paul, Ernest Leroux, Paris, 1923.
  • Le mystère de Jésus, article publié dans le Mercure de France, le 4.
  • Le mystère de Jésus – Cahiers du christianisme – éd. Rieder et Cie. (Paris) 1926 (reprise amplification de l’article de 1924).disponible – non numérisé
  • La première édition de Saint Paul, Éditions Ernest Leroux, Paris, 1926. – disponible
  • Théophile, ou, l’étudiant des religions, A. Delpeuch, Paris, 1928.
  • La sagesse juive : extrait des livres sapientiaux, Payot et Cie, Paris, peut-être 1930.
  • Les cinq évangiles Recherche sur le problème de leur formation, Les Cahiers Rationalistes no 10, Paris, janvier 1932
  • Préface au problème de Jésus, Firmin-Didot, Paris, 1933.
  • Jésus le dieu fait homme, F. Rieder, Paris, 1937, 355 p. – disponible – non numérisé
  • Jésus, Dieu ou homme ?, N.R.F., Paris, 1939.
  • Histoire de Jésus, Presses Universitaires de France, Paris, 1944.
  • Le Dieu Jésus : essai, Gallimard, 1951, 250 p. – disponible – non numérisé
  • Une réponse inédite à Loisy sur l’historicité de Jésus, Paris, 1970.

Œuvres collaboratives et controverses

 

  • Avec Han Ryner : La Vérité sur Jésus : controverse publique entre MM. le Dr. Couchoud et Han Ryner, compte rendu sténographique, Conflans-Honorine, Idée libre no 123, Série 3, juin 1926, 56 p.
  • Avec Joseph de Tonquédec, Yves de la Brière, l’Abbé J. Viollet, l’Abbé Hénocque, Paul Claudel, Georges Goyau, Albert Dufourcq, Louis Massignon, le rabbin Julien Weill, André Jundt, Fernand Ménégez, Henri Monnier, Salomon Reinach, Maurice Maeterlinck, Sylvain Lévi, Charles Henry, Robert Mirabaud, Paul Souday, Paul Vulliand, E. Caslant, André Lebey, Ce que je sais de Dieu, Éditions Montaigne, Les cahiers contemporains no 1,Paris, 1926, 223 p.
  • Avec Albert Houtin, Charles-Jean-Marie Loyson, Émilie Jane Butterfield, Du sacerdoce au mariage : Lettres et journaux intimes, F. Rieder, 1927.
  • Comme directeur de publication : Congrès d’histoire du christianisme I, II et III, 1927: Jubilé Alfred Loisy, F. Rieder, Paris; Van Holkemas Warendorf’s Uitgevers Maatschappij, Amsterdam, 1928.
  • Avec Robert Stahl : Les deux auteurs des Actes des apôtres, Le Puy-en-Velay, Impr. « La Haute-Loiré », 1928.
  • Avec G.A. van den Bergh van Eysinga et Robert Stahl : Premiers écrits du christianisme, F. Rieder, Paris, 1930.
  • Avec Albert Bayet et Prosper Alfaric : Le problème de Jésus et les origines du christianisme, Impr. des établissements Busson, Les Œuvres représentatives, Bibliothèque rationaliste, Paris, 1932.

Commentaire

Le travail de Paul-Louis Couchoud sur l’« historicité » de Jésus fut précurseur et quelque peut révolutionnaire à une époque où la question n’était quasiment jamais posée.
Voici un extrait de son livre « L’énigme de Jésus », In Mercure de France, T. 162, N°593, 1er mars 1923 :

« Jésus est inconnu comme personnage historique. Il a pu vivre, puisque des milliards d’hommes ont vécu sans laisser de trace certaine de leur vie. C’est une simple possibilité à discuter comme telle. Il ne suffit pas de dire, avec certains critiques : nous ne savons rien de lui, sauf qu’il a existé. Il faut dire courageusement : nous ne savons rien de lui, ni s’il a existé. Dans une recherche historique, l’exactitude sévère permet seule de progresser. Or, le document qui, en bonne critique, prouverait positivement l’existence de Jésus fait défaut. […] Jésus appartient à l’histoire par son nom et par son culte, mais il n’est pas un personnage historique. Il est un être divin, dont la connaissance a été lentement élaborée par la conscience chrétienne. Il a été enfanté dans la foi, dans l’espoir et dans l’amour. Il s’est formé du dictame des cœurs. Il a pris des formes changeantes que l’adoration lui a données. Il naquit dès qu’il eut un croyant […] Sa seule réalité est spirituelle. Toute autre est mirage. »

Selon Couchoud, seul vaut le témoignage de Paul de Tarse. La conception docète du christianisme devrait être la conception orthodoxe s’il est vrai que Paul est le véritable fondateur du christianisme.
Souvent traitée de mythiste, cette thèse est en réalité spiritualiste, comme il le précise dans une lettre à Maurice Goguel, Couchoud affirme : « La conception d’un Christ purement spirituel ne « dévalorise » nullement le christianisme et […] elle est bien différente de celle d’un Christ mythique. Concevoir Dieu, par exemple comme un être spirituel, n’est pas le concevoir comme un mythe. À mon sens, il en est de même du Christ. »

Bien entendu, cette thèse provoqua des réactions de défenseurs de la thèse historique comme le Professeur Maurice Goguel et le jésuite Léonce de Gandmaison, sans oublier l’historien des religions Charles Guignebert. En réponse à la critique de cet historien libre penseur, Paul-Louis Couchoud fait la réponse suivante dans la revue Europe qu’il dirige :
« Le mérite de M. Guignebert a été de se dégager, en un problème historique, des phrases onctueuses, des clauses de style, des affirmations vagues et excessives, de ce qu’il appelle « l’hypnose des préjugés ancestraux » dont Renan reste si encombré. À l’historien on ne demande pas du respect mais de la lucidité. A-t-il résolu le problème de Jésus ? Je ne le crois pas. […] en minimisant Jésus il a rendu plus paradoxales, plus inimaginables encore les majorations qui auraient été nécessaires pour qu’un pauvre et infortuné « nabi » fût admis comme coparticipant dans le mystère de Dieu en deux personnes. […] M. Guignebert a-t-il été assez radical dans sa critique ? Ou plutôt, son erreur, qu’il partage avec la majorité des exégètes, n’a-t-elle pas été de traiter en textes légendaires des textes sacrés ? La différence est essentielle. […] M. Guignebert décrit excellemment, au chapitre de la résurrection de Jésus, comment la foi a été mise en légende. Et si elle avait été mise en légende d’un bout à l’autre des évangiles ? Les évangiles ne seraient pas des traditions sur Jésus mais des représentations de Jésus, assez différentes selon les églises dont les évangiles sont les livrets liturgiques, variations sur un thème pseudo-historique, inconnu encore de Paul et de l’auteur de l’Apocalypse. […] Il resterait à expliquer l’origine première de la représentation de Jésus. Elle serait à chercher dans toute autre chose qu’un événement historique, dans la lente élaboration de l’idée du Fils de l’Homme daniélique, contaminée par celle du Serviteur souffrant, mourant et rédempteur, d’Isaïe. De toute façon le problème de l’origine de la foi chrétienne reste à peu près entier, car à qui veut l’élucider, le Jésus si chétif qu’on nous donne apporte moins d’aide que d’embarras. Réduite à ces proportions, la figure historique de Jésus n’a guère d’utilité et semble ne subsister pour ses défenseurs que par un acte de foi et un dernier reste des « préjugés ancestraux ». Le Jésus de M. Guignebert appelle comme réplique l’autre Jésus, celui qui n’a pas été conçu dans un ventre de femme mais dans des cerveaux de voyants et qui n’est pas expliqué par des majorations successives mais, à l’inverse, par une progressive matérialisation. »

Source principale : Wikipedia

 

 

Ruben Sartori, dit de Labastide

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Ruben Sartori

Biographie*

Né en 1971, Ruben s’oriente vers une formation professionnelle de menuisier, métier qu’il exerce toujours.

Il découvre tôt le catharisme et s’y plonge de façon approfondie, allant jusqu’à étudier le latin pour faciliter ses recherches.

Suite à sa formation de troisième cycle à l’Université de Toulouse il est licencié en philosophie et lettres classiques .

Bibliographie

Ouvrages publiés

Les ouvrages sont disponibles en version papier auprès de l’éditeur Internet Lulu. Cependant, avec l’autorisation de l’auteur, il vous est possible d’obtenir gracieusement une version PDF de ses travaux.

Collection : Sources cathares

Les ouvrages suivants ont été publiés sous le pseudonyme : Ruben de Labastide.

  1. Un cathare parmi les vaudois du Piémont en 1378-1380 – Déposition de Jacopo Bech – Éditions lamaisoncathare.org (2015). Version PDF.
  2. Livre contre les hérétiques d’Ermengaud (Liber contra hereticos) – Éditions lamaisoncathare.org (2015). Version PDF.
  3. Petite somme contre les erreurs connues des hérétiques (Summula contra errores notatos hereticorum) – Éditions lamaisoncathare.org (2015). Version PDF.
  4. Le registre de l’Inquisition d’Albi 1286-1287 – Éditions lamaisoncathare.org (2016). Version PDF.
  5. Erreurs des hérétiques cathares (De erroribus hereticorum) – Éditions lamaisoncathare.org (2015). Version PDF.
  6. Traité sur les hérétiques d’Anselme d’Alexandrie (tractatus de hereticis) – Éditions lamaisoncathare.org (2016). Version PDF.

Autres traductions

Témoignages devant l’Inquisition

Autres publications

Réflexions cathares

Les textes suivants ont fait l’objet d’une compilation par José Vidal Tolosa et sont disponibles sur Lulu.com.

  1. Abrégé d’un catharisme pour aujourd’hui
  2. Arnaud, cela ne se passe pas entre nous comme tu le crois
  3. Les deux baptêmes
  4. L’Église et la succession apostolique
  5. Que sont les textes chrétiens
  6. L’Église primitive
  7. Le fondement de la foi
  8. La vraie nature du Christ
  9. Création, monde et royaume des cieux
  10. Toute puissance et libre arbitre
  11. L’Évangile et le processus sacrificiel
  12. Chair, Christ et école johannique
  13. Le composé tripartite de l’être humain
  14. La christologie au crible de l’histoire
  15. La christologie au crible des lettres de Paul
  16. Bénissez, pardonnez
  17. L’Amélioration (melhoramentum) – version 2014version 2015
  18. Le rite de l’Amélioration (2014)

Autres textes

  1. Adorer en esprit et en vérité
  2. Catharisme en Tarn-et-Garonne – Quercy blanc (partie 1)
  3. L’égalité chez les cathares
  4. La conversion chrétienne
  5. La parabole dite des ouvriers embauchés à différentes heures
  6. La parabole dite du bon samaritain
  7. Notre Père
  8. Le pain bénit (rites et commentaire)
  9. Nos carêmes

Conférences

Vous trouverez ici des liens vers des conférences que Ruben Sartori a donné à diverses reprises et qui ont été enregistrées.

Conférences données à l’initiative de la Rose-Croix d’Or à Aubervilliers en 2016

  1. Origine et filiation du catharisme
  2. Le catharisme vivant

Conférences données à Rabastens et Bruniquel en 2019 (vidéos publiées sur Facebook)

  1. Histoire du catharisme (Rabastens – 18/05) : 1ere partie2e partie3e partie4e partie
  2. L’Église cathare (publication à venir)
  3. Les rites cathares (non faite)

* Comme il se doit avec les auteur(e)s vivants, la biographie et la bibliographie sont réalisées avec l’aide des personnes concernées. Nous tenons à les remercier ici de leur aide et de leur disponibilité. Autres sources possibles : Wikipédia, Amazon, Catharisme d’aujourd’hui.

Le déconsolé

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Le déconsolé

Anne Brenon

Quatrième de couverture
Guilhem Rafart, de la Montagne Noire, que l’Inquisition aurait voulu faire taire à jamais, a pourtant traversé le temps. Anne Brenon s’est attachée à lui et l’a suivi dans presque tous les pas de son existence car il est de ces humbles dont on connaît la vie aussi bien, voire mieux, que celle de certains rois. Ce livre est un roman vrai, ou plutôt un « docu-fiction » sur papier. Tout est basé sur les sources et les témoignages des protagonistes Mais que l’on ne s’y trompe pas : il ne s’agit pas pour autant d’un essai historique, car ici la belle écriture nous autorise à voir les visages, les couleurs, les lieux ; à sentir les odeurs ; à éprouver la peur ou la joie ; on frôle ce qu’était la vie du petit peuple du Midi, entre la fin du XIIe et le début du XIVe siècle, ce peuple qui poursuivait obstinément son idéal chrétien, tout en fuyant le Malheur, comme il appelait alors l’Inquisition. L’émotion est là, à chaque page, parce que c’est une histoire humaine, et une histoire vraie.
« Depuis si longtemps, ils nous appellent les hérétiques. J’avais fini par comprendre ce qu’ils voulaient dire, avec ce mot savant qui sonne pourtant comme un métal. Ils voulaient dire : « Bons à jeter dans le feu ». »

Le déconsolé poursuit la série de « romans vrais » inaugurée avec L’impénitente et qui raconte le terrible hiver du catharisme.

Informations techniques
ISBN : 978-2-916488-84-4 – Prix : 19,00 €
Éditions : La louve éditions
Couverture : photo de Jean-Louis Marteil

Mon commentaire
Certes, comme le dit si bien l’auteure ; ce n’est qu’un roman vrai. Mais quand l’histoire laisse des pans béants, certains s’autorisent des raccords où un siècle d’un côté et une journée de l’autre, tiennent la même place dans le volume. Ici, il n’en est rien, le roman vient juste donner du lien à des éléments historiques qui seraient moins faciles à saisir sans ce choix.
Sans prétendre à comparer le fonds dont chacun se fera son idée, je retrouve dans le roman de Anne, la même façon de faire que dans le Bélibaste de Henri Gougaud. Et d’ailleurs, les similitudes ne se limitent pas à cela ; les deux personnages portent le même prénom et vivent le même isolement si fortement interdit aux bons-chrétiens. Mais comme disait leur frère Pons Tavernier : « Dieu fait ce qu’il veut ; le bon-chrétien fait ce qu’il peut. »
Je ne peux que vous conseiller ce livre qui sera accessible à bien plus de personnes que certains essais pointus tout en apportant une foule d’information sur un sujet largement oublié des autres historiens.

Moi, Marcion… ou les fondements de l’antijudaïsme chrétien

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Moi, Marcion… ou les fondements de l’antijudaïsme chrétien

Xavier Ponte-Corto

Quatrième de couverture

Moi, Marcion… ou les fondements de l’antijudaïsme chrétien.
Ce roman raconte l’histoire de Marcion de Sinope.
Armateur puissant et riche, 1er banquier de l’histoire chrétienne, il fut surtout un évêque itinérant entre 135 et 144, connu pour :
– l’invention des concepts d’Ancien et de Nouveau Testament,
– l’édition « industrielle » de l’Evangile de Luc, des Epitres de Paul de Tarse
– et de la mise en place de l’antijudaïsme chrétien sur l’Empire romain.
Son but était que l’Eglise chrétienne se sépare des juifs, de leur culture, rites, traditions et Livres Sacrés, afin de ne se consacrer qu’au Christ et aux Evangiles.
Ayant échoué à en convaincre le pape Pie 1er, il fut exclu de l’Eglise en 144. Il fonda alors le marcionisme, secte chrétienne intégriste et fanatique qui répandit un antijudaïsme haineux sur l’ensemble de l’Empire.
Ce concept pernicieux couvrit les Ile et Ille siècle où il y eut plus de chrétiens marcionites que de chrétiens dépendants de la Grande Eglise. Leur antijudaïsme était d’une violence extrême.
Ce système de pensée néfaste perdure toujours deux mille ans plus tard, malgré tous les efforts faits par la chrétienté pour effacer toute trace du plus vénéneux des hérétiques chrétiens : Marcion de Sinope.
Xavier Ponte-Corto

Mon commentaire

Cette quatrième de couverture est assez claire pour informer le lecteur.
En effet l’auteur, dont on ne peut nier qu’il connaît le sujet, a pris le parti de l’Église de Rome et mène une véritable croisade anti-Marcion.
Sur son site, prétendûment « dédié » à Marcion, il prend ouvertement le parti judéo-chrétien et pourfend Marcion de façon encore plus violente que ne le fit jamais Tertullien de Carthage.
Mais cela serait acceptable si l’on ne relevait pas de nombreuses erreurs, voire mensonges dans son propos.
Accuser Marcion d’antijudaïsme est vrai et correct, mais faire le lien entre antijudaïsme et antisémitisme est un mensonge éhonté et une idiotie théologique ! En effet, en détachant le christianisme du judaïsme, Marcion a de fait supprimé la rivalité instaurée par l’Église de Rome, ce qui a poussée cette dernière à organiser l’antisémitisme afin de prendre sa place. Les accusations de déicide portées contre les juifs ne sont pas le fait des marcionites, mais des catholiques. Quand on ne se pose pas sur les mêmes brisées, on ne se combat pas, on s’ignore !

Cette remarque extraite du même site donne franchement envie de rire :
« Marcion est dénié par eux car, entre autre délire sur l’axe du mal judéo-judaïque, il remet en cause les fondements de ces deux religions en induisant dans son argumentation que les Hébreux étaient un petit peuple tribal s’étant inventé un passé mythologique pour palier sa transparence… passé que les juifs ont pris pour argent comptant… et les chrétiens à leur suite. »
C’est exactement, à la virgule près ce que les archéologues israéliens Finkelstein et Silberman ont démontré dans leurs travaux.

Au total, ce livre est à fuir à tout prix, surtout si vous débutez dans la recherche théologique, car il ne vous aidera en rien et pourrait même égarer les esprits les moins bien formés.