croisade

Centre d’histoire des sociétés, des sciences et des conflits de Picardie

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Colloque d’Amiens (15-16/11/2007)

Sous la direction de Marion Trévisi et Philippe Nivet. Organisé avec la collaboration  de l’Institut de stratégie comparée EPHE IV – Sorbonne (Paris).

Publié en 2010 par les éditions Economica (Paris). ISBN 978-2-7178-5951-5

Ces textes ne seront pas numérisés, puisque les Actes sont disponibles en vente. Ils sont consultables sur place.

Sommaire

  • Geneviève Hoffmann : Artémise
  • Nathalie Bernard : Reines et princesses au combat dans les Royaumes de Macédoine, d’Épire et d’illyrie, IVe-IIIe siècles avant notre ère
  • Julie Mazaleigue : Le rêve des amazones. La renaissance de la figure de l’amazone au XIXe siècle chez Johan Jacob Bachofen
  • Marie Houllemare : Une femme en guerre : l’iconographie de Judith
  • Sylvie Joye : La femme comme butin de guerre à la fin de l’Antiquité et au début du Moyen Âge
  • Xavier Hélary : Jeanne d’Arc
  • Aude Cirier : La femme espionne, originalité d’une figure de la guerre et du Renseignement au Moyen Âge. Étude du cas italien (XIIe-XIVe siècles)
  • Christelle Balouzat-Loubet : Négocier la paix : Mahaut
  • Gwendoline Hancke : Les femmes et la croisade contre le catharisme : actes de résistances ?
  • Nicolas Le Roux : Les « armes de mon sexe ». Solidarités nobiliaires et engagement féminin au temps des guerres de Religion
  • Stéphanie Gaudillat – Cautela : Viols et guerres au XVIe siècle, un état des lieux
  • Marion Trévisi : Les suiveuses de l’armée française de l’époque moderne jusqu’au début du XIXe siècle
  • Dominique Godineau et Amandine Hamon : Les femmes et la guerre pendant la Révolution française, entre faits et représentations
  • Marie-Claude Dinet-Lecomte : Les hospitalières face à la guerre, entre découragement et héroïsme (XVIIe-XIXe siècles)
  • Philippe Nivet : Les femmes dans la France occupé (1914-1918)
  • David Bellamy : Marie Masquelier, une jeune femme à Lille dans la Grande Guerre
  • Nadine-Josette Chaline : Les religieuses dans la Grande Guerre
  • Olivier Forcade : L’espionnage féminin ou un nouvel héroïsme au combat en 1914-1918
  • Manon Pignot : Mères et filles dans la Grande Guerre : les métamorphoses de la figure maternelle dans les expériences enfantines du conflit
  • Clémentine Vidal-Naquet : « Faire avec » la distance : la femme et son couple pendant la première guerre mondiale

Le temps de la Bataille de Muret

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Actes du 61e Congrès de la Fédération historique de Midi-Pyrénées, en association avec la Société des Études du Comminges et la Société du Patrimoine du Murétain

Muret (31) les 12 et 13 septembre 2013.

Statut documents : disponible

Table des matières

Introduction

René SOURIAC

Conférence

Martin ALVIRA CABRER  – Muret 1213 : réflexions sur une bataille per­due

La Bataille

Michel ROQUEBERT  – Les fondements juridiques de l’intervention du roi Pierre II d’Aragon sur le théâtre de la croisade albigeoise
Jean-Louis BIGET – Anthropologie de la bataille médiévale : le cas de Muret

Muret, sa position en Comminges et en pays toulousain : espaces et hommes au début du XIIIe siècle

Christian MONNIER – La physionomie de Muret à l’époque médiévale et son évolution
Yann HENRY – De l’Antiquité au Moyen Âge : origines et mutations du peuplement dans la plaine de Muret
Jean-Michel LASSURE – La Garonne à Muret
Gérard PRADALIÉ – Salles et la porte de Salles
Henri AMÉGLIO – Le site de la bataille de Muret : découvertes archéologiques, 1843-1984
Éric TRANIER & Henri MOLET – À la recherche des traces du champ de bataille de Muret : les opérations archéologiques « Petit-Joffréry » et « Grand-Joffréry » (2011-2013)

Les royautés et les principautés : enjeux politiques et juridiques

Patrick de LATOUR – Bernard IV, obligé d’Alphonse le Chaste et vassal de Pierre le Catholique (1176-1213)
Martin de FRAMOND – Bannières, milices urbaines et armoiries dans les vicomtés « aragonaises » de Millau et Gévaudan avant Muret
Sergi GRAU TORRAS – La législation contre l’hérésie dans la couronne d’Aragon au temps du roi Pierre II d’Aragon
Josep SERRANO DAURA – L’Assemblée de Paix et de Trêve jusqu’au règne de Pierre Ier de Catalogne et son évolution vers la Cour générale
Nicolas LEROY – La croisade albigeoise dans ses confins orientaux : les répercussions de Muret sur la Provence rhodanienne et le Languedoc oriental
Thierry PÉCOUT – La mort de Pierre II et l’émergence d’une principauté en Provence

Société

Guy-Pierre SOUVERVILLE – Les fondations ecclésiastiques en Comminges, du Nébouzan au Pays de Longes, aux XIIe et XIIIe siècles. Sources et documents
Pierre VIDAL – Hospitaliers et templiers en Muretain, des premiers établissements (début XIIe s.) aux premières bastides (milieu XIIIe s.) : réseaux de pouvoirs et organisation de l’espace
René SOURIAC – Bernard IV de Comminges en ses villes maîtresses : les coutumes de Muret (1203), et de Saint-Gaudens ( 1202)
Claudine PAILHÈS – Née de la croisade, la « Terre du Maréchal »
Magali BAUDOIN – Les vicomtes de Labarthe et la Barousse au début du XIIIe siècle
Charles PEYTAVIE – Les seigneurs de Penne d’Albigeois et les événements de la Croisade albigeoise. Les ambitions politiques et stratégiques d’un lignage méridional en temps de crise

Culture

Michel BANNIARD – Les enjeux langagiers d’une défaite : la mutation d’un paradigme
Marjolaine RAGUIN – Langues et identités dans la partie anonyme de la Chanson de la Croisade albigeoise
Robert VINAS – L’image du roi Pierre d’Aragon dans le « Livre des faits » de son fils, le roi Jaume Ier

Art  et représentations

Daniel CAZES – L’art dans les pays de Toulouse, Comminges et Foix au temps de la bataille de Muret
Quitterie CAZES – Toulouse et la Catalogne à la fin du XIIe siècle : le « troisième atelier » de la Daurade
Emmanuel GARLAND – La peinture murale au XIIIe siècle. Contribution à l’étude du décor peint des églises de Montsaunès et de Castillon-en-Couserans
Hélène LAUG – L’architecture de l’église Saint-Jacques de Muret, du XIIe au XXIe siècle
Christophe MARQUEZ – De l’iconographie de Simon de Montfort

Enjeu de mémoire ? Visions, perceptions et interprétations

Bernard MONTAGNES op. – Histoire et légende : saint Dominique à Muret ?
Pierre-Jean SOURIAC – Les enjeux mémoriels de la croisade albigeoise au temps des guerres de Religion
Georges PASSERAT – Mary Lafon (1810-1884), traducteur de la Canso de la Crosada
Rémy PECH – Muret 1913 : une fête félibréenne pimentée de politique
René SOULA – Les célébrations de la bataille de Muret au XXe siècle : conflits de l’histoire et de la mémoire
Jean-Pierre AMALRIC – La bataille de Muret vue d’Espagne : entre Histoire et Mémoire historique
André DUPUY – Résonances contemporaines d’une défaite : témoignage d’un occitaniste

CONCLUSIONS

Martin AURELL

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Chronique 1145 – 1275

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Chronique 1145 – 1275

Guillaume de Puylaurens

Quatrième de couverture

Écrite entre 1250 et 1275, la Chronique de Guillaume de Puyiaurens traite de la croisade des albigeois, du rattachement du comté de Toulouse à la Couronne de France au cours du XIIIe siècle, de l’affaire du comte de Foix et de la succession du royaume de Sicile.
Guillaume de Puyiaurens naît peu après 1200 à Toulouse où il poursuit ses études peut-être jusqu’à la maîtrise. De l’entourage de l’évêque Foulque vers 1228-1230, curé de Puyiaurens, dans le Tarn, de 1237 à 1240, il a la confiance de l’évêque Raimond du Fauga. A partir de 1244, il devient chapelain du comte Raimond VII, sans doute jusqu’à sa mort à laquelle il assiste. Il vécut jusqu’en 1274 au moins, rendant des services occasionnels à l’Inquisition.
Moins meublé de philosophie ou de théologie que de souvenirs et d’anecdotes qu’il ne manque pas de glisser dans sa courte chronique, l’esprit de Guillaume possède une relative indépendance. A l’Antiquité, il va jusqu’à emprunter le mot, insolite à son époque, de liberté (au singulier) : «jugum in consuete libertatis prejudicium », et la notion, non moins insolite, de gouvernement libéral.
C’est qu’il est, sans conteste, un esprit politique et un homme de bon sens qui ignore l’imagerie d’Épinal : les Raimond ne sont pas pour lui soit des suppôts de Satan, soit l’incamation de « Parage » ; Simon de Montfort, soit saint Georges, soit Attila. Les Raimond sont des catholiques dont la fin est édifiante ; la responsabilité de Raimond VI n’est pas plus grande que celle des prélats. Simon de Montfort est un homme de cœur dont la valeur a été admise par son adversaire lui-même, mais il est mort découragé, poussé à payer de sa personne par des prélats incompréhensifs et irritants.
Certes, il prétend donner à son ouvrage le caractère d’une théodicée particulière : en soixante-dix ans, les changements politiques survenus en Europe en faveur de la monarchie française sont la marque d’un plan providentiel. Rien d’original. Mais ce qui, en revanche, le singularise, c’est l’avis critique purement objectif qu’il formule à propos de certains événements politiques ou militaires, là où l’on n’attendrait qu’un sermon : l’échec des Français après 1215 est dû à leur rapacité et à la dénaturation du but fixé à la croisade ; le traité de paix de 1229 a coûté trop cher au comte de Toulouse ; le meurtre des Français pris aux Pujols ou des inquisiteurs à Avignonet furent, plus que des crimes, des fautes, etc.
Par ses qualités historiques, la Chronique de Guillaume de Puyiaurens est un texte essentiel non seulement de l’histoire « albigeoise » ou française, mais aussi de l’histoire européenne.

Commentaire

Qualité particulière de cet ouvrage : il est traduit, présenté et annoté par Jean Duvernoy

Éléments techniques

Éditions Prérégrinateur éditeur
ISBN : 2 – 910352-06-4
Dépôt légal : nov. 1996

Histoire albigeoise – Pierre de Vaux-de-Cernay

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Histoire albigeoise
(Historia albigensis)

Pierre des Vaux-de-Cernay

Quatrième de couverture
« Mon but dans cet ouvrage et mon unique motif d’écrire furent de faire connaître au monde les ouvrages admirables de Dieu ». En s’adressant ainsi au Souverain Pontife Innocent III (XIIIe siècle), le moine Pierre de Vaux-de-Cernay exprime une conviction profonde qui se dessinera tout au long de l’Histoire Albigeoise : le combat contre les hérétiques, quelle qu’en soit la forme, est le combat de Dieu lui-même contre Satan. Le ton de ces récits est donc celui d’un partisan des croisades, mais du fait, à la fois de sa position dans le monde ecclésiastique et d’une vision presque naïve des batailles qu’il observe, il nous livre un intéressant travail historique, c’est-à-dire conforme à ce qui s’est réellement passé. Entre les descriptions de paysages et châteaux de Provence ou du Quercy, et des propositions plus personnelles marquant sa colère ou son admiration envers certains personnages, nous découvrons les méandres des intrigues politiques, comme par exemple celles qui concernent Simon de Montfort, le comte de Toulouse ou le comte de Foix. Malgré les références bibliques qui appuient rengagement du moine, cette histoire bouscule la dichotomie trop simpliste des clercs et croisés contre les princes indigènes et routiers hérétiques.