philosophie

Sur la nature et sur l’étant

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Sur la nature et sur l’étant
Parménide

Introduction

Malheureusement nous disposons de presque rien de cet auteur qui semble avoir fortement impressionné son temps, ou plutôt le siècle qui suivit sa mort.
Heureusement nous avons retrouvé 150 vers d’un poème qu’il écrivit et sa lecture renforce notre déception de n’avoir rien de plus de sa main tant ce court document est riche d’éléments qui vont se révéler essentiels dans la philosophie grecque.Read more

Diogène Laërce

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Diogène Laërce

Faire la notice biographique de Diogène Laërce est œuvre impossible. En effet, de sa vie, de son origine, de sa formation, de l’ensemble de son œuvre, de sa personnalité et même de son nom les spécialistes ne savent à peu près rien.
D’après l’étude de son œuvre on peut penser qu’il aurait vécu dans la première partie du IIIe siècle.
Mais ce qui fait l’importance de cet auteur c’est la qualité de ses écrits qui nous sont semble-t-il intégralement parvenus. Ses descriptions des groupes (sectes) philosophiques sont d’autant plus intéressantes qu’ils lui sont quasiment contemporains.

Vie, doctrines et sentences des philosophes illustres

Commentaire

Dans ce premier tome l’auteur nous présente les philosophes suivants :
Livre I
Les sept sages : Thalès, Solon, Chilon, Pittacos, Bias, Cléobule, Périandre, Anacharsis, Myson, Épiménide et Phérécide.
Livre II
Socrate et ses disciples : Anaximandre, Anaximène, Anaxagore, Archélaos, Socrate, Xénophon, Eschine, Aristippe, Phédon, Euclide, Stilpon, Criton, Simon, Glaucon, Simias, Cébès et Ménédème.
Livre III
Platon
Livre IV
L’Académie : Speusippe, Xénocrate, Polémon, Cratès, Crantor, Arcésilas, Bion, Lacydès, Carnéade et Clitomaque
Livre V
Les Péripatéticiens : Aristote, Théophraste, Straton, Lycon, Démétrios de Phalère et Héraclide.


Vie, doctrines et sentences des philosophes illustres

Commentaire

Dans ce second tome l’auteur nous présente les philosophes suivants :
Livre VI
Les cyniques : Antisthène, Diogène, Monime, Onésicrite, Cratès, Métroclès, Hipparchia, Ménippe et Ménédème.
Livre VII
Les Stoïciens : Zénon, Ariston, Hérillos, Denys, Cléanthe, Sphéros, Chrysippe.
Livre VIII
Les Pythagoriciens : Pythagore, Empédocle, Épicharme, Archytas, Alcméon, Hippasos, Philoaos, Eudoxe.
Livre IX
Les Isolés et les Sceptiques : Héraclite, Xénophane, Parménide, Mélissos, Zénon d’Élée, Leucippe, Démocrite, Protagoras, Diogène d’Appolloniate, Anaxarque, Pyrrhon et Timon.
Livre X
Épicure : Vie et étude des Lettres.


Vie et doctrines des Stoïciens

Commentaire

Cet ouvrage correspond au livre VII présenté in extenso et commenté.

Simone Weil – Œuvres

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Simone Weil

Simone Weil est le prototype même de la philosophe qui ne s’interdit aucune démarche pour autant qu’elle lui semble susceptible d’ouvrir un horizon utile et qui s’impose d’être toujours en cohérence avec elle-même.
Bien entendu cette démarche ne peut que déboucher sur une vie tourmentée mais d’une telle richesse que bien des vieillards peuvent l’envier.
Le délai de droit d’auteur étant totalement prescrit (env. 51 ans après la mort de l’auteure selon le Code de la propriété intellectuelle), voici une version pdf de ce texte proposé par une université canadienne qui en propose quelques autres également.

Voici des ouvrages qui m’ont semblé utiles à connaître dans notre démarche introspective.

Attente de Dieu

Préface de J.-M. Perrin

Ces textes, rassemblés sous le titre, Attente de Dieu, sont parmi les plus beaux que Simone Weil m’ait laissés ; ils ont tous été composés entre janvier et juin 1942 ils se rattachent tous, de plus ou moins loin, au dialogue que, depuis le mois de juin précédent, nous poursuivions ensemble à l’écoute de la Vérité, elle, attirée par le Christ, moi, prêtre depuis treize ans.

En 1949 j’avais consenti à publier ces textes et surtout la correspondance — qui en est la partie la plus belle — afin de faire connaître les pages les plus éclairantes de son expérience intérieure et de sa personnalité ; mais la raison de cette publication était surtout, comme Simone en avait exprimé explicitement le désir lors de nos diverses rencontres, de donner à d’autres la possibilité d’entrer dans ce dialogue. Nous en avions parlé souvent, j’en suis témoin, et c’est dans cet esprit qu’elle me donna ces textes et ceux d’Intuitions pré-chrétiennes. Dans sa lettre d’adieu, elle m’écrivait, me parlant de ses pensées : « Je ne vois que vous dont je puisse implorer l’attention en leur faveur. Votre charité, dont vous m’avez comblée, je voudrais qu’elle se détourne de moi et se dirige vers ce que je porte en moi, et qui vaut, j’aime à le croire, beaucoup mieux que moi. »

J’ai choisi le titre Attente de Dieu, parce qu’il était cher à Simone ; elle y voyait la vigilance du serviteur tendu vers le retour du maître. Ce titre exprime aussi le caractère inachevé qui, à cause même des

Ce rappel, si bref soit-il, est d’autant plus nécessaire que nous ne sommes pas, ici, en face de textes destinés à être publiés et conçus pour vivre en quelque sorte indépendamment de leur auteur. Ces textes, au contraire, les lettres surtout, font, si l’on peut ainsi dire, partie d’elle-même et on ne peut les comprendre sans les situer dans sa recherche, dans son évolution, et même dans le dialogue où elle s’était engagée.

La pesanteur et la grâce

Quatrième de couverture

Les idées, les arts, les sociétés.

Partie de la philosophie pour entrer en religion, née dans une famille d’origine juive pour se rapprocher du christianisme, Simone Weil a suivi un parcours étonnant, qui la mènera d’un statut de jeune fille de la bourgeoisie aux confins de la plus atroce misère matérielle. Animée d’une soif d’absolu qui la fait vivre — comme d’autres vivent de pain —, elle se rend compte, dans ses écrits, de cette aventure exceptionnelle. « La pesanteur et la grâce », recueil de ses pensées, de ses réflexions les plus intimes, témoigne de cette exigence et de ce destin. Conçu comme une succession de réflexions sur des thèmes variés, mais dont la cohérence est frappante, ce livre constitue une remarquable initation à son œuvre.

Commentaire personnel

Si  Attente de Dieu, œuvre de fin de vie est celle qui nous parle le plus, La pesanteur et la grâce, œuvre des débuts me paraît utile à l’appréhension des particularités de la philosophe.

La philosophie du catharisme

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La philosophie du catharisme

Le dualisme radical du XIIIe siècle

René Nelli
Collection « Le regard de l’histoire »
Éditeur Payot, Paris 1975
Couverture de l’édition de 1978.
Photo de couverture : Montségur de Jean Dieuzaide.
ISBN 2-228-27221-3

Avis personnel
Ouvrage majeur malgré des positions un peu datées, notamment relativement aux travaux postérieurs de Jean Duvernoy.
À posséder dès que l’on a dépassé le premier stade de découverte du catharisme et que l’on veut en saisir la profondeur.

 

 

 

 

Table des matières

I. Introduction
Chapitre premier : La lecture cathare de l’« Évan
gile » selon saint Jean
Chapitre II : Le Traité cathare de Bartholomé de Carcassonne. — Augustinisme et Catharisme..
Chapitre III : La métaphysique de Jean de Lugio.
— « Le livre des deux principes »
Chapitre IV : Le dualisme radical. — L’homme
cathare et sa morale

Appendices :

  1. Le chapitre XII du livre contre les Manichéens (« Liber contra Manicheos ») (1222-1223?) de Durand de Huesca.
  2. « Liber soliloquiorum ad deum » (Soliloques apocryphes), chapitre V : « Quid sit nihil fieri? » (Qu’est-ce que devenir un néant ?) .
  3. « Le Livre des deux principes. » Traité du libre arbitre : « Probatio quod non sit liberum arbitrum », Édition Dondaine du Liber 
de duobus principiis, pp. 92-93. Édition Thouzel
lier, pp. 201-226
  4. « Exempla » et mythes cathares
  5. Les « omnia mala » et le « nihil » (à propos de l’article de Mlle Thouzellier : « Les Cathares languedociens et le nihil » (Jean, 1, 3). —Annales-Économies, Sociétés, Civilisations, jan
vier-février 1969)
  6. Vocabulaire occitan du Catharisme

Quatrième de couverture

Jusqu’ici le Catharisme n’avait guère été examiné que sous ses aspects religieux et mythiques. On refusait à ses docteurs la qualité de philosophe. Il appartenait à René Nelli, auteur de nombreux ouvrages sur l’hérésie, de nous donner enfin le livre tant attendu sur la philosophie du Dualisme radical telle qu’elle se trouve contenue dans le Traité du languedocien Bartholomé, dans le Livre des deux principes et dans le Traité perdu de Jean de Lugio, dont Raynier Sacconi noos a conservé la substance.

Ces trois sources sont les seules, en Occident, qui permettent de se faire une idée de ce qu’à pu être le grand courant dualiste qui, à partir de Constantinople et de la Bulgarie, a traversé l’Europe du XIIIe siècle et a causé à Rome tant d’alarmes.

La Philosophie du Catharisme de René Nelli est un livre neuf, profond, suggestif, dont le principal mérite est de débarrasser la pensée hétérodoxe de tous les déguisements dont le scientisme matérialiste, ainsi que l’illuminisme des amateurs de mystère, ou la foi naïve des néo-cathares, l’ont trop souvent affublée.

Pour René Nelli, le Catharisme ressortit au Christianisme et à la
scolastique, il procède tout entier de l’Evangile de Jean, de l’Augustinisme des apocryphes et de la philosophie aristotélicienne.
C’est un dualisme principiel mais inégalitaire, qui se fonde moins sur l’antagonisme de deux dieux « égaux » que sur l’opposition de l’être et du néant.

Le Catharisme dualiste apparaît ainsi comme l’une des constructions métaphysiques les plus originales de l’Occident et l’une des tentatives les plus hardies pour résoudre le problème du Mal, en dehors de tout anthropomorphisme puéril, et en substituant, précisément, au drame anthropologique le Drame divin et cosmique.