livre

Le drame cathare – Lequenne

Livres, BD, etc.
1 685 vues

Le drame cathare ou l’hérésie nécessaire
Fernand Lequenne (1906)

Préface de Robert Kanters (****)

Éditions René Julliard (Paris) – 1954

Prix conseillé en occasion, état moyen à correct : 3 à 5€.

Photo de couverture due à l’obligeance des Cahiers d’études cathares.

Quatrième de couverture

Voici restituées dans leur ferveur quelques hérésies calomniées ; notamment l’hérésie cathare, celle des Albigeois : drame d’une bouleversante pureté, épopée d’hommes qui continuèrent dans la réalité l’héroïsme des chevaliers du Graal ; qui mieux que d’autres, essayèrent de retrouver ces vérités de Dieu, en partie cachées par l’Église. Mais, malgré les apparences, drame de toujours au centre de la conscience humaine, les hérésies continuent ; plus que jamais nécessaires. Ne serait-ce, écrit Robert Kanters dans sa longue et belle préface, que « pour provoquer la réponse de la lumière. Ce livre informé ne ressemble à aucun autre et c’est sans doute pour quoi il est, lui aussi, nécessaire ».

Mon commentaire

Je déconseille ce livre aux personnes débutantes dans l’étude du catharisme car il est extrêmement daté et comporte de nombreuses erreurs, corrigées depuis par les chercheurs.
Cependant, sa préface est de grande qualité et sa lecture nous informe sur l’état des connaissances à l’époque et sur l’état d’esprit de l’auteur, souvent primé par de grandes institution, et intéressé à l’histoire du Midi (notamment la vie d’Olivier de Serres) et à l’histoire religieuse.

Les Bougres : Histoire du pope Bogomile et de ses adeptes

Livres, BD, etc.
1 554 vues

Les Bougres : Histoire du pope Bogomile et de ses adeptes

Borislav Primov

Informations techniques

Édition française : 1975. Bibliothèque historique Payot. 365 p. Prix à la publication : 65 Frs (9,90 €).

Traduction française de Monette Ribeyrol

Commentaire

Je n’ai pas lu ce livre mais Jean Grouillard que j’ai lu et dont je respecte les compétences, s’exprime sans équivoque dans la Revue de l’histoire des religions, tome 192 n°1, 1977. p. 114.

« L’ouvrage de D. Angelov sur Le bogomilisme en Bulgarie (Bogomilslvoto v Bâlgaria, Sofia, 1969) était d’un authentique savant.
Celui de Primov, paru à Sofia l’année suivante, est un pitoyable roman à thèse. Les « spécialistes » (cf. p. 123) y apprendront que le bogomilisme, à travers les relais du catharisme et de la Réforme, a puissamment servi « l’aspiration de l’homme à s’affranchir des chaînes de l’obscurantisme » (p. 27). L’hérésie bogomile est la réaction de l’esprit critique (p. 12) contre l’oppression ininterrompue des puissances et doctrines établies du Moyen Age. Ce qu’on nous démontre par une accumulation de citations jetées en vrac, à coup de reconstructions gratuites — voir la carrière, brossée de chic, de l’obscur Bogomil ®(p. 98-121), ou le tableau du règne du tsar Pierre (p. 77-85) — et de généralités emphatiques et peremptoires, à la limite du comique, sur le monde médiéval (il suffira de lire les pages 11-13). L’imposante bibliographie « occidentale », déballée aux pages 297-302, ne doit pas donner le change. Tout le livre prouve que l’auteur ne l’a guère lue, ou en tout cas utilisée.
La traductrice sait son bulgare, mais elle a des notions fort confuses de la rigueur historique. Les textes grecs, latins, français sont presque toujours retraduits de versions bulgares, au risque parfois de contresens (p. 158, 11. 2-3) ; les noms d’auteurs sont estropiés (Robert d’Autissiodore, pour Auxerre, p. 10 ; Fulcherio Carnotensi pour Foucher de Chartres, p. 276, n. 3, etc.) ; on bulgarise à tous propos (Traulos, une forme qui remonte à Hérodote, deviendra Travàl, p. 230) ; les « moines » deviennent les « soutanes noires » (passim). On demeure consterné qu’un livre qui n’est qu’un piège à ignorants (appât du titre inclus : Les Bougres) puisse usurper, en une période dramatique pour l’édition scientifique, la place de travaux comme celui de Milan Loos, Dualist Heresy in the Middle Ages, Prague, 1974, en regard duquel il n’est que néant prétentieux.
Jean Gouillard. »

Le christianisme bogomile cathare

Livres, BD, etc.
2 380 vues

Le christianisme bogomile cathare

Michel Mounié

Présentation de l’auteur

Le livre « le christianisme bogomile cathare, fondement de nos cultures…Pensées sur l’amour, la femme, l’initiation, l’avenir de l’humanité » est sorti des presses courant Novembre 2009.
Parrainé par l’Association des écrivains de l’Ariège et du Sud Ouest, l’« Acala », il est imprimé à compte d’auteur.

Sommaire

Introduction. Avertissement aux philosophes : p. 7
CH. I Le christianisme, le renouveau bogomile et l’histoire : p. 17
A) Aperçus historiques
B) Les documents bogomiles et les Contes. Approches critiques.
CH. II La Nature ou la Cène divine. : p. 121
CH. III Le Christ et l’Eglise d’Amour : un Christ de liberté : p. 155
CH. IV L’Initiation et les Contes. (Premier niveau d’interprétation). : p. 237
L’audace de la pensée bogomile ou la victoire de l’homme contre la mort.
La Question du Mal.
Les Contes, traces objectives de l’histoire.
CH. V L’Amour, la Femme, l’initiation, l’avenir de l’Humanité : p. 341
(Deuxième niveau d’interprétation des Contes).
CH. VI. Appendice. : p. 391
A.Le Perceval et le Mystère de la Cène pascale dans les Evangiles.
Chrétien de Troyes et la 2ième Continuation.
B. Choix de Textes :
– Philosophiques, mystiques.
– Eléments de bibliographie. Avertissement.
– Bogomiles.
– Choix de Contes. Le Roi Porc. Le Pays d’Or.
Chants traditionnels Occitans : le Se Canta, le Rossignol catalan.
– Bibliques (Hymne à la Perle, Apocryphe).
– Manichéens. Pensées sur ce Christianisme Oriental
– Historiques au sens strict.

Quatrième de couverture
Sept siècles d’Inquisition ont occulté la réalité de l’histoire et réduit l’hérésie Bogomile Cathare à quelque dissidence, – à l’allure monacale-, de l’Eglise Catholique…
Une telle hérésie, celle des « chrétiens » ou « bons hommes » représente, bien au contraire, la grande impulsion  qui, dès le Xe siècle, a fécondé, nourri, jusque dans tous nos Contes, européens et slaves, et bien au-delà, tous nos idéaux, nos justes lois, nos buts, nos joies, nos espérances, la vie même de nos Peuples…Cette culture inouïe de l’Esprit, de l’Amour, de la Femme, de la Beauté, de la Vérité et de la Liberté, est la source de tous les éveils, ceux de la spiritualité, de tous les élans de l’histoire, de tous les progrès socio économiques… Elle représente des directions de la vie qui nous fait précisément défaut aujourd’hui…
Ce livre est donc une pensée de l’histoire où se joue, évidemment, notre histoire, celle de nos engagements actuels, c’est un livre sur le sens. Tissé de conscience et de raison, il est encore, nous l’espérons, un livre d’avenir.
Fils d’instituteurs normaliens de Carcassonne, professeur de philosophie, libre donc de toute inféodation religieuse, institutionnelle ou, inversement, de tout rejet fanatique du religieux, l’auteur redonne sens à toute cette histoire de l’hérésie et comprend toute sa puissance…

Cathares. Journal d’une initiée

Livres, BD, etc.
1 512 vues

Cathares. Journal d’une initiée
Yves Maris

Quatrième de couverture

Le mal-être social entraîne Pauline dans une crise existentielle. Elle comprend qu’elle ne donnera jamais sens à sa vie sans rompre radicalement avec le système qui structure le monde. Elle s’enfuit par les sentiers de grandes randonnées qui courent vers le soleil levant. Son périple solitaire répond à la délivrance qui précède toute initiation vraie. Le renversement de sa pensée est authentifié par sa conversion de vie.Pauline a le courage d’aller au bout de sa libération. Elle rencontre la première communauté des cathares d’aujourd’hui. Sûre de son destin, elle décide d’accomplir sa propre vie en la vouant au pur-amour. Autrement nommé non-violence, le pur-amour est une valeur contraire aux intérêts du monde. Il donne à connaître un autre Dieu, à construire une société différente fondée sur l’amour et non pas sur le droit. Il révèle les plus grands secrets de la vie et de la mort.Qui peut croire que le monde est l’œuvre de Dieu ? Peu à peu, Pauline distingue que l’idée du Dieu créateur dissimule le Diable, véritable maître de l’existence commune. Elle découvre l’absence du Dieu inconnu et l’Esprit de ce Dieu qui se heurte à l’Esprit du Créateur. Chemin faisant, elle pénètre les secrets bibliques et dévoile les mystifications. La théologie lui apparaît comme un mensonge millénaire propre à justifier la construction de la société à laquelle elle échappe.

Le Journal d’une initiée actualise la philosophie des cathares du moyen âge. Il mène le lecteur des fondements de la pensée chrétienne et de son interprétation dualiste à son déploiement occulte dans l’obscurité du siècle et de la modernité. Il l’invite à l’aventure. La quête initiatique de Pauline révèle un continent de spiritualité que le christianisme dogmatique a toujours interdit de visiter.