Arthur Schopenhauer – Œuvres

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Arthur Schopenhauer – Œuvres

Le monde comme volonté et comme représentation

Quatrième de couverture
« Pour Schopenhauer tout est, rien ne devient ; même la mort est une sorte d’illusion, de non-événement… Précurseur, Schopenhauer l’est aussi de l’existentialisme et de son concept de « facticité » de l’existence…L’intervention de Schopenhauer dans le champ philosophique, tout comme celle de Spinoza, vise à essayer de faire de son lecteur, et de se rendre, lui-même, un homme désabusé mais libre, libéré des illusions et des tourments qui les accompagnent. » (Clément Rosset, in Préface)

« Une autre singularité de Schopenhauer  est  la clarté et la lisibilité de son écriture, qualité peu fréquente chez les philosophes » note C. Rosset. Mais comment et pourquoi un tel livre « calme bloc ici-bas chu d’un désastre obscur » dont parle Mallarmé, a-t-il toujours procuré une certaine consolation auprès de ses lecteurs ? Son influence se retrouve chez la plupart des penseurs et intellectuels du XXe siècle qui considèrent Le monde… comme l’un des livres phare de la philosophie.

Arthur Schopenhauer (1788-1860) est le « philosophe insolite par excellence » rappelle Clément Rosset dans sa, préface. Sous la double influence de la philosophie kantienne et de celle du bouddhisme, grâce à l’orientaliste Friedrich Maier, Schopenhauer publie son grand œuvre dès 1818, dont par la suite, deux éditions augmentées furent éditées en 1844 et 1859. La notoriété ne lui vint que quelques années avant sa mort et il devint pour la postérité, le philosophe critique d’un monde absurde et celui d’une vision pessimiste de l’existence.


Sur la religion

Quatrième de couverture
Plus de trente ans après Le Monde comme volonté et comme représentation, Schopenhauer propose une reprise dispersée mais fidèle des thèses de son œuvre maîtresse avec Sur la religion et les Paralipomena (1851).

En rapportant le cœur même de sa métaphysique à la doctrine de la transmigration des âmes, Schopenhauer prend position contre tout dogme religieux d’un commencement absolu du monde et contre celui de l’existence d’un dieu personnel. Il critique donc le judaïsme et le christianisme comme religions théistes., et c’est à la religion de l’Inde ancienne qu’il arrime définitivement sa théorie qui, comme elle, prône la soustraction au cycle des renaissances. Le bouddhisme, en particulier, représente pour Schopenhauer l’attestation la plus éclatante de sa métaphysique dans le champ religieux : il y rencontre une religion où chaque individu, à l’image du Bouddha, peut mettre un terme à l’affirmation de la volonté dans le monde, et atteindre par là à sa propre négation — le « nirvana ».

Ce texte, qui devait enfin apporter un relatif succès à son auteur, est l’un des dialogues fondateurs entre les pensées occidentales et orientales.


Essai sur le libre arbitre

Quatrième de couverture
« La philosophie, telle que la comprend et la pratique Schopenhauer, est une chasse aux illusions. Dans l’Essai sur le libre arbitre, traduit en 1877 et jamais réédité depuis, il démontre que l’homme est incapable d’agir par lui-même et il relègue au rang de mirage cette mystérieuse faculté appelée libre arbitre. L’homme est prisonnier de lui-même. La seule liberté dont il puisse disposer est une reconnaissance approfondie de soi. Leçon que Freud, qui avait bien lu Schopenhauer, retiendra et qu’il appliquera sur un plan thérapeutique. Vision aussi très moderne de la condition humaine. Les hommes sont responsables de ce qu’ils font mais innocents de ce qu’ils sont. À l’homme d’assumer le hasard de ce qu’il est. Le caractère est un destin. » (Didier Raymond)
Informations techniques
Traduit de l’allemand par Salomon Reinach
Préface de : Didier Raymond

Genre : Philosophie
Collection : Rivages Poche / Petite Bibliothèque | Numéro : 66

I.S.B.N. : 2-86930-541-9 – Editions : Rivages