Méditation chrétienne profonde

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Méditation chrétienne profonde
Wilfrid Stinissen

Quatrième de couverture

L’homme moderne a perdu l’unité de son être. Il a l’impression d’être intérieurement tiraillé et écartelé. Comment rassembler les morceaux dispersés et retrouver l’unité ? Comment dépasser le sentiment d’absurdité qui envahit le monde et redonner un sens à la vie?

Il y en a qui, dans leur détresse, se tournent vers le yoga ou le zen. En effet, l’Orient offre à l’homme tourmenté de notre temps certains moyens qui peuvent l’aider à retrouver son centre et devenir de nouveau pleinement homme. Un de ses moyens est la méditation, plus précisément la méditation profonde, dans laquelle on renonce à toute activité discursive pour se plonger d’emblée dans le silence qui se situe au-delà des images et des pensées. Grâce à l’intégration de certains éléments puisés dans la sagesse de l’Orient, l’auteur de ce livre ouvre de nouvelles voies à la prière contemplative et montre qu’elle peut être accessible aussi au débutant.

Mon commentaire

Il va sans dire qu’il n’existe pas d’ouvrage sur la méditation chrétienne en dehors du cercle judéo-chrétien.
Cet ouvrage présente néanmoins l’intérêt de nous rappeler quelques fondamentaux de la méditation appliquée à la foi chrétienne. En effet, contrairement aux philosophies orientales, le christianisme ne s’ouvre pas sur le vide mais sur le Christ. En cela la médiation chrétienne dispose donc d’un centre et les textes le concernant sont autant d’outil de conduite de la méditation.
La médiation chrétienne ne nie pas l’existence du corps mais elle le distingue de l’esprit — l’âme diraient les judéo-chrétiens — et elle enseigne à le tenir à distance pour l’empêcher d’interférer dans l’expression de ce dernier. Pour nous, croyants cathares, la prière — qui ne peut être un moyen de communication avec le Dieu étranger — est un outil d’éloignement de la mondanité.

L’auteur

Wilfred (Georges) Stinissen est né le 10 janvier 1927 à Amberes-Belgique, et est décédé le 30 novembre 2013 à Tagarp (Suède).
Ses parents s’appelaient Julio et Marcela Liekens.

Le 27 août 1943 il entre au noviciat de Bruges et revêt l’habit le 6 septembre, prenant le nom de Wilfred du Christ Roi . Il prononce ses vœux comme Carme Déchaux le 8 septembre 1944.
Il fait des études de philosophie et de théologie à Gent et Hassrode. Il est ordonné prêtre le 5 août 1951. De 1953 à 1957 il étudie dans la fameuse Université de Louvain et devient docteur en philosophie. Plus tard il sera professeur d’histoire de la philosophie de psychologie religieuse, ascétique et mystique, ainsi que de chant grégorien de 1958 à 1961. En 1961 il est élu maître des novices à Bruges. Après le Concile du Vatican il juge nécessaire d’unir le yoga à l’oraison chrétienne.

En 1967 il part pour la Suède où, avec quelques frères, il fonde le monastère de Tagarp Skane. Ce monastère offre à ses visiteurs la possibilité de méditer et de prier.Ecrivain spirituel dont de nombreux livres ont été traduits dans diverses langues (anglais, français, italien, espagnol, portugais…, il écrivait généralement en flamand, sa langue maternelle.

Quelques œuvres traduites en français.

  • Méditation chrétienne profonde. Traduit du Suédois par Bernard DUREL. Paris, Cerf, 1989, 203 p.
  • L’abandon. Traduit par Sœur Thérèse-Marie, o.c.d., Paris, Editions du Carmel, 2012
  • La nuit comme le jour illumine
  • L’éternité au cœur du temps
  • L’Oraison contemplative

Notons également plusieurs de ses articles publiés dans la revue Kerith.

Informations sur l’auteur recopiées sur le site de la Délégation générale du Congo.