La parole qui devint évangile – Amphoux

La parole qui devint évangile
Christian-Bernard Amphoux

Quatrième de couverture Cet ouvrage est un essai pour raconter simplement l’histoire de la rédaction des quatre évangiles, à partir d’un dossier de variantes et de témoignages patristiques entièrement neuf. Prenant le contre-pied de la théorie des « Deux-Sources », qui donne la priorité à Marc et suppose l’existence d’une « source Q » sans base documentaire, rejetant l’idée de l’Evangile primitif hébreu, ce livre retrace la lente formation conjointe des quatre évangiles en distinguant douze rédacteurs, de Ponce Pilate, le juge de Jésus, dans les années 30, à Pantène, le maître de Clément d’Alexandrie, vers 175, en passant par Matthieu, Marc, Luc, Jean et quelques autres noms plus inattendus. Le livre se lit facilement, comme une sorte d’enquête policière qui aboutit, à la fin, à un personnage appelé mystérieusement « l’Auteur ». Il nous fait voyager à travers les pays méditerranéens, à l’époque des premiers auteurs chrétiens, celle où naissent les premières différences, les premiers conflits, et aussi les premières variantes textuelles, dont l’auteur tire un parti très original.
Un livre décapant, à mi-chemin entre la fiction et l’histoire, comme l’Évangile lui-même.

Christian-Bernard Amphoux, né en 1943, est l’auteur de travaux spécialisés sur la langue et les manuscrits du Nouveau Testament. Co-directeur de l’Académie des langues anciennes de Saintes, collaborateur de plusieurs instituts de recherche, il a fondé et dirigé, à Montpellier, le Centre Jean-Duplacy pour l’étude des manuscrits de la Bible.

Mon commentaire Je ne peux pas dire que j’ai  trouvé cet ouvrage intéressant, bien au contraire. L’approche de l’auteur est plus que simple — simpliste. C’est la litanie de la conception judéo-chrétienne de type catholique qui s’étale page après page, sans la moindre remise en question, sans référence documentaire et d’une façon affirmative qui pourrait tromper le lecteur novice car, à en croire l’auteur toutes les hypothèses voire affabulations deviennent des vérités absolues pour peu qu’elles ne contredisent pas la dogmatique judéo-chrétienne.
Dans cet esprit il va sans dire que les approches divergentes deviennent au mieux de douces folies, au pire de graves dérives sectaires.
Vous pouvez passer votre chemin sans risque de craindre une carence dans votre culture chrétienne.