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Le royaume oublié

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Le royaume oublié

La croisade contre les albigeois
La tragédie cathare

Sous la direction de jordi Savall

Cet ouvrage de grande qualité artistique est aussi un bel objet.
Un livre proposé en sept langues (français, anglais, occitan, catalan, castillan, allemand et italien), offre quelques textes de présentation :
Hommage au pays d’Oc par Montserrat Figueras et Jordi Savall
Le royaume oublié, la tragédie cathare par Jordi Savall
et des documents issus des meilleurs spécialistes :
Origine et expansion des catharismes par Pilar Jimenez Sanchez
Occitanie : miroir de Al Andalus et refuge de Sefarad par Manuel Forcano
Les cathares dans la société occitane (XIIe – XIIIe siècle) par Anne Brenon
Les troubadours face au catharisme par Francesco Zambon
La croisade contre les albigeois par Martin Alvira Cabrer
Le temps de l’Inquisition (XIIIe – XIVe siècle) par Anne Brenon
La Ad Exstirpanda du Pape Innocent IV (1252) par David Renaker
Quand les Pyrénées n’étaient pas une frontière par Sergi Grau Torras
La mémoire du catharisme par Antoni Dalmau
Enfin, une chronologie s’étendant du Xe au XVe siècle permet de suivre l’ensemble du phénomène cathare médiéval.

Les trois CD qui accompagnent cet ouvrage proposent des musiques, des chants ou des lectures mises en musique, présentés de façon chronologique pour illustrer l’ensemble de cette histoire.
Le premier CD traite de l’apparition et du rayonnement du catharisme ainsi que de l’essor de l’Occitanie :
– Aux origines du catharisme en Orient et en Occident (950 – 1099),
– L’essor de l’Occitanie (1100 – 1159),
– L’expansion du catharisme (1160 – 1204).
Le deuxième CD traite de la croisade contre les albigeois et de l’invasion de l’Occitanie :
– Vers l’affrontement (1204 – 1208),
– La croisade contre les albigeois (1209 – 1229).
Le troisième CD traite de la persécution, de la diaspora et de la disparition du catharisme :
– L’Inquisition, persécution des cathares et élimination du catharisme (1230 – 1300),
– Disapora vers la Catalogne et fin des cathares orientaux (1309 – 1453).

Sans être susceptible de constituer un ouvrage historique majeur, ce livre permet d’aborder le sujet de façon qualitative et très agréable. De ce point de vue, je ne peux que le recommander.

Le christianisme bogomile cathare

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Le christianisme bogomile cathare

Michel Mounié

Présentation de l’auteur

Le livre « le christianisme bogomile cathare, fondement de nos cultures…Pensées sur l’amour, la femme, l’initiation, l’avenir de l’humanité » est sorti des presses courant Novembre 2009.
Parrainé par l’Association des écrivains de l’Ariège et du Sud Ouest, l’« Acala », il est imprimé à compte d’auteur.

Sommaire

Introduction. Avertissement aux philosophes : p. 7
CH. I Le christianisme, le renouveau bogomile et l’histoire : p. 17
A) Aperçus historiques
B) Les documents bogomiles et les Contes. Approches critiques.
CH. II La Nature ou la Cène divine. : p. 121
CH. III Le Christ et l’Eglise d’Amour : un Christ de liberté : p. 155
CH. IV L’Initiation et les Contes. (Premier niveau d’interprétation). : p. 237
L’audace de la pensée bogomile ou la victoire de l’homme contre la mort.
La Question du Mal.
Les Contes, traces objectives de l’histoire.
CH. V L’Amour, la Femme, l’initiation, l’avenir de l’Humanité : p. 341
(Deuxième niveau d’interprétation des Contes).
CH. VI. Appendice. : p. 391
A.Le Perceval et le Mystère de la Cène pascale dans les Evangiles.
Chrétien de Troyes et la 2ième Continuation.
B. Choix de Textes :
– Philosophiques, mystiques.
– Eléments de bibliographie. Avertissement.
– Bogomiles.
– Choix de Contes. Le Roi Porc. Le Pays d’Or.
Chants traditionnels Occitans : le Se Canta, le Rossignol catalan.
– Bibliques (Hymne à la Perle, Apocryphe).
– Manichéens. Pensées sur ce Christianisme Oriental
– Historiques au sens strict.

Quatrième de couverture
Sept siècles d’Inquisition ont occulté la réalité de l’histoire et réduit l’hérésie Bogomile Cathare à quelque dissidence, – à l’allure monacale-, de l’Eglise Catholique…
Une telle hérésie, celle des « chrétiens » ou « bons hommes » représente, bien au contraire, la grande impulsion  qui, dès le Xe siècle, a fécondé, nourri, jusque dans tous nos Contes, européens et slaves, et bien au-delà, tous nos idéaux, nos justes lois, nos buts, nos joies, nos espérances, la vie même de nos Peuples…Cette culture inouïe de l’Esprit, de l’Amour, de la Femme, de la Beauté, de la Vérité et de la Liberté, est la source de tous les éveils, ceux de la spiritualité, de tous les élans de l’histoire, de tous les progrès socio économiques… Elle représente des directions de la vie qui nous fait précisément défaut aujourd’hui…
Ce livre est donc une pensée de l’histoire où se joue, évidemment, notre histoire, celle de nos engagements actuels, c’est un livre sur le sens. Tissé de conscience et de raison, il est encore, nous l’espérons, un livre d’avenir.
Fils d’instituteurs normaliens de Carcassonne, professeur de philosophie, libre donc de toute inféodation religieuse, institutionnelle ou, inversement, de tout rejet fanatique du religieux, l’auteur redonne sens à toute cette histoire de l’hérésie et comprend toute sa puissance…

La philosophie du catharisme

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La philosophie du catharisme

Le dualisme radical du XIIIe siècle

René Nelli
Collection « Le regard de l’histoire »
Éditeur Payot, Paris 1975
Couverture de l’édition de 1978.
Photo de couverture : Montségur de Jean Dieuzaide.
ISBN 2-228-27221-3

Avis personnel
Ouvrage majeur malgré des positions un peu datées, notamment relativement aux travaux postérieurs de Jean Duvernoy.
À posséder dès que l’on a dépassé le premier stade de découverte du catharisme et que l’on veut en saisir la profondeur.

 

 

 

 

Table des matières

I. Introduction
Chapitre premier : La lecture cathare de l’« Évan
gile » selon saint Jean
Chapitre II : Le Traité cathare de Bartholomé de Carcassonne. — Augustinisme et Catharisme..
Chapitre III : La métaphysique de Jean de Lugio.
— « Le livre des deux principes »
Chapitre IV : Le dualisme radical. — L’homme
cathare et sa morale

Appendices :

  1. Le chapitre XII du livre contre les Manichéens (« Liber contra Manicheos ») (1222-1223?) de Durand de Huesca.
  2. « Liber soliloquiorum ad deum » (Soliloques apocryphes), chapitre V : « Quid sit nihil fieri? » (Qu’est-ce que devenir un néant ?) .
  3. « Le Livre des deux principes. » Traité du libre arbitre : « Probatio quod non sit liberum arbitrum », Édition Dondaine du Liber 
de duobus principiis, pp. 92-93. Édition Thouzel
lier, pp. 201-226
  4. « Exempla » et mythes cathares
  5. Les « omnia mala » et le « nihil » (à propos de l’article de Mlle Thouzellier : « Les Cathares languedociens et le nihil » (Jean, 1, 3). —Annales-Économies, Sociétés, Civilisations, jan
vier-février 1969)
  6. Vocabulaire occitan du Catharisme

Quatrième de couverture

Jusqu’ici le Catharisme n’avait guère été examiné que sous ses aspects religieux et mythiques. On refusait à ses docteurs la qualité de philosophe. Il appartenait à René Nelli, auteur de nombreux ouvrages sur l’hérésie, de nous donner enfin le livre tant attendu sur la philosophie du Dualisme radical telle qu’elle se trouve contenue dans le Traité du languedocien Bartholomé, dans le Livre des deux principes et dans le Traité perdu de Jean de Lugio, dont Raynier Sacconi noos a conservé la substance.

Ces trois sources sont les seules, en Occident, qui permettent de se faire une idée de ce qu’à pu être le grand courant dualiste qui, à partir de Constantinople et de la Bulgarie, a traversé l’Europe du XIIIe siècle et a causé à Rome tant d’alarmes.

La Philosophie du Catharisme de René Nelli est un livre neuf, profond, suggestif, dont le principal mérite est de débarrasser la pensée hétérodoxe de tous les déguisements dont le scientisme matérialiste, ainsi que l’illuminisme des amateurs de mystère, ou la foi naïve des néo-cathares, l’ont trop souvent affublée.

Pour René Nelli, le Catharisme ressortit au Christianisme et à la
scolastique, il procède tout entier de l’Evangile de Jean, de l’Augustinisme des apocryphes et de la philosophie aristotélicienne.
C’est un dualisme principiel mais inégalitaire, qui se fonde moins sur l’antagonisme de deux dieux « égaux » que sur l’opposition de l’être et du néant.

Le Catharisme dualiste apparaît ainsi comme l’une des constructions métaphysiques les plus originales de l’Occident et l’une des tentatives les plus hardies pour résoudre le problème du Mal, en dehors de tout anthropomorphisme puéril, et en substituant, précisément, au drame anthropologique le Drame divin et cosmique.

En quête de Paul

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En quête de Paul

INTRODUCTION

La recherche sur Paul, le personnage, sa pensée, son projet, ne cesse de livrer tous les ans son lot d’ouvrages, écrits par les savants et les érudits les plus éminents. Il peut sembler présomptueux d’engager à notre tour une étude, qui n’a ni l’avantage de se pencher sur les vieux manuscrits en langues anciennes, ni celui d’avoir consacré une vie entière à des lectures pieuses. Nous avons choisi simplement de relire Paul, avec la liberté, le détachement et le doute, que donne la philosophie à celui qui la cultive.
Nous avons consulté un grand nombre d’ouvrages de critique littéraire, d’exégèse, d’histoire, qui font l’objet de merveilleuses collections. Nous y avons beaucoup appris. Mais notre but ne consiste pas à faire un bilan de toute cette érudition, à tirer une synthèse de ce que l’on a écrit et de ce que l’on dit toujours de Paul. Il est, au contraire, de rentrer ingénument dans la correspondance de l’apôtre et de la lire simplement, sans a priori, ni attachement à une église ou à une chapelle.Paul s’est toujours défendu d’appartenir à quiconque, sinon à l’esprit du Christ tel qu’il parlait en sa pensée. Nous comprenons qu’à notre tour, par des mois de travail, nous courrons le risque d’un attachement au personnage, qui ne favorise pas toujours l’objectivité de lecture. Nous nous sommes cependant employés à maintenir avec Paul une respectueuse distance.

1 LES LETTRES

Le canon des écritures attribue à Paul un certain nombre de lettres, dont la critique littéraire libre refuse l’authenticité. Le domaine limité de notre recherche ne nous a pas permis de pénétrer les mélanges d’une correspondance trompeuse (quatorze lettres canoniques), afin de déterminer les oppositions, les contradictions et les anachronismes, qui sont le signe de l’écrit pseudépigraphique. Il serait sans doute d’un grand intérêt de repérer l’infléchissement, sinon la perversion, dont la pensée de l’apôtre a fait l’objet, au fur et à mesure que les conflits d’idées se sont apaisés et que l’espérance terrestre a retrouvé toute sa justification. Si l’autorité gardienne de la pensée venait à rendre compte de l’erreur — pour ne pas dire de la falsification — dont les lettres de l’apôtre font encore l’objet, un grand pan des certitudes de la pensée occidentale s’effondrerait !Nous avons donc choisi de limiter notre étude à la correspondance qui recueille l’agrément général quant à l’authenticité, non sans avoir tenté de mettre en lumière quelques passages interpolés qui nous apparaissent comme autant d’outrages faits aux convictions de l’apôtre (Rm. XIII, 1-7 ; 1 Co. XI, 2-16 ; XIV, 33b-34 ; Ga. II, 7-8). Les écrits considérés sont les suivants : « Lettre aux Galates« , correspondances avec les Corinthiens (Première et Deuxième Lettres), « Lettre aux Philippiens », « Lettre aux Romains ». La « Première lettre aux Thessaloniciens » est en accord avec la correspondance retenue. Nous l’avons cependant écartée du fait qu’elle n’est pas seulement de Paul, mais qu’elle est co-signée par Sylvain et Timothée. Nous renvoyons notre lecteur à la bibliographie de fin d’ouvrage pour connaître les positions défendues par la critique littéraire et justifier notre choix.L’apôtre a l’avantage incontestable d’être (à notre connaissance) le premier à développer formellement une pensée qui trouve son fondement dans l’exécution de Jésus. Rien de ce qui a été écrit après lui ne peut ignorer la proclamation de sa pensée, soit pour puiser à cette source originale, soit au contraire pour s’inscrire en faux contre un esprit rebelle qui conteste que Dieu ait donné une bonne loi sur le mont Sinaï.
L’évangile est pour nous paulinien, sauf à considérer cet autre évangile que le Maître de Justice proposait à la Communauté des Saints. Nous avons suivi Justin en désignant « l’autre évangile », celui de Matthieu, comme Memoria.
Même si nous avons eu recours à diverses versions (en langue française ou anglaise), nous avons utilisé comme référence les traductions de la « Bibliothèque de la Pléiade », tant pour les écrits bibliques, que pour les écrits intertestamentaires et les manuscrits de Qoumrân, que pour les écrits apocryphes chrétiens. Parmi toutes les traductions possibles, celles-ci présentaient, outre leurs qualités, l’avantage de former une unité. Choisissant de mettre un ou plusieurs versets en exergue de chaque paragraphe, nous avons jugé utile de les doubler de la traduction d’A. Chouraqui.
Malgré le contraste entre sa propre lecture de Paul et la nôtre, la nécessité de situer l’apôtre en son contexte hébreu l’a emporté. Qu’il nous pardonne d’avoir mêlé l’originalité de son texte à la hardiesse de notre découverte. Ajoutons enfin que nous avons généralement extrait nos citations des textes rabbiniques, de la précieuse traduction de J. Bonsirven.

2 LE PERSONNAGE

Notre étude se limitant à l’authenticité du texte paulinien, nous ne connaissons que peu de chose de cet être incarné qui se nomme Paul. Peu lui chaut ce qu’il est en son corps, dont il n’attend jamais que d’être délivré. Cette indifférence à lui-même (créature terrestre), il la reporte sur la nature qui l’environne, dont jamais il ne parle, si ce n’est pour affirmer son impatience à la voir elle-même libérée de la loi de nature, tout comme l’homme le sera de la loi de l’incarnation.
Paul renaît le jour de sa conversion. Tout ce qui fut avant n’était que mort, rien n’est à garder, tout est à jeter : l’ascendance qui devait lui garantir un avantage inouï au regard de Dieu, la piété pharisienne qui lui assurait la reconnaissance publique, l’autorité de la Torah qui lui procurait l’exercice du pouvoir.
Cet être psychique, corps vide d’une réalité charnelle, esclave d’une loi naturelle qui décline les convoitises et donne l’illusion d’une survie, esclave d’une loi positive qui organise le péché du monde, cet être-là, Paul l’abandonne à sa fatalité, il l’y précipite même. Ce n’est que par l’esprit qu’il peut être connu, qu’il veut être reçu.
Non point un esprit qui prend chair, mais un corps qui s’efface peu à peu jusqu’à mourir pour que mieux vive l’esprit.
Paul nous avertit que désormais (si tout au moins nous sommes parmi les siens) nous n’avons plus à connaître personne selon la chair. Ainsi sera-t-il fait. Mais quelle sera notre assurance de l’avoir bien rencontré ? Peut-on avoir raison lorsque l’on poursuit un homme qui ne cherche qu’à se défaire de lui-même, au point que si l’on croit l’avoir trouvé, ce n’est jamais qu’un vêtement abandonné ?

3 LA PENSEE

Ce qui le fait courir, c’est la vie éternelle écrit-il. Pour preuve qu’elle existe, c’est qu’il court ! Quelle logique chercher dans une pensée que l’on jugera véritable, non sur la raison, mais sur l’annonce prophétique. Tels sont les lecteurs ou les contradicteurs que rien n’est vrai que l’oracle n’ait annoncé. Et chacun de presser les écritures, de tordre les prophéties, d’inventer l’allégorie, de rajuster les termes.

Les prophéties d’Isaïe ou de tout autre possédé de l’esprit ont perdu pour nous leur intérêt en tant que projet politique. Paul pourtant demeure présent. Lui qui refusait le monde se retrouve comme l’un des piliers d’un monde occidental héritier de l’Empire ! Avec lui semble bien s’être éteinte l’espérance céleste, dont la puissance a vocation à ruiner le monde, à anéantir la génération d’Adam. Comme les Pharisiens, les hommes ont continué à croire à la résurrection de la chair pour mieux construire le monde où ils ont toujours espéré se retrouver le jour venu. Comme eux, ils ont ajouté vainement des pages et des pages au livre de la loi et convoqué les juges à tout propos.
Si Paul est toujours présent, c’est bien qu’il n’a plus jamais été lui-même depuis qu’un jour de l’an 144, Marcion, évêque de Sinope, fut déclaré hérétique, probablement pour l’avoir trop compris. Peut-on avoir raison contre tous ? Depuis bientôt deux mille ans, il est une compréhension de Paul qui demeure interdite, en laquelle nul n’ose s’aventurer. Non point qu’aujourd’hui encore l’on craigne les bûchers, mais parce que l’homme ne croit pas au ciel !
L’apôtre avait foi parce qu’il ne croyait plus au monde, en la valeur de ses lois.
Il entendit tout à coup la mort du Christ comme une parole divine. Dieu lui montrait la vanité de la chair. Il lui disait le mensonge de la loi. Paul comprit que la vrai loi de Dieu ne se trouvait nulle part ailleurs qu’en la conscience de chacun. Il proclama le choix de l’amour contre celui de la loi positive. Dieu contre Satan.
Mettons de côté les lettres qu’il n’a jamais écrites, et oublions ce que la tradition des Pères de l’Eglise à pu laisser accroire dans le but d’édifier l’institution et de refonder le droit. L’œuvre est considérable, mais elle n’est point paulinienne. Les croyances et les pensées des hommes au moment où l’apôtre fleurit constituent notre meilleur guide. Il faut comprendre quelles sont les pensées que l’apôtre veut abattre.
Elles sont là, devant nos yeux, dans la tradition pharisienne que les maîtres d’Israël nous ont transmise, dans la bibliothèque de Qoumrân dont les rouleaux fermés depuis ce temps se sont déroulés pour nous, juste avant que le millénaire ne passe.
L’objet de notre étude n’est point Jésus, mais Paul qui se proclame son apôtre et serviteur, tout en se défendant de ne jamais vouloir le situer dans l’histoire. Nous ne chercherons pas à savoir si de tous les disciples, Paul l’aura le mieux compris ; il nous faudrait pour cela connaître Jésus et chacun des apôtres, dans la diversité des communautés qu’ils ont créées.

4 LA FORME

Les lettres de l’apôtre se présentent à nous en un courrier bien souvent mal reconstitué, peut-être même mal adressé. La correspondance aux Corinthiens nous est donnée sous la forme de deux lettres, alors qu’il s’agit d’un amalgame de plusieurs billets, parfois divisés, rarement situés dans l’ordre chronologique. Le mélange des feuillets n’est pas absent de la « Lettre aux Romains ». « La Lettre aux Galates » et la « Lettre aux Philippiens » semblent à peu près homogènes. Si l’on ajoute le problème des interpolations majeures et les points de différences que révèlent les manuscrits anciens, nous n’avons devant nous que des feuilles de brouillon désordonnées que des âmes « bien intentionnées » sont venues corriger.
C’est îa raison pour laquelle nous avons nous-même choisi de regrouper les textes selon les idées qu’ils développent : la foi, l’esprit, la loi de l’esprit (loi de la foi et loi de Dieu), la loi du monde (loi du péché et loi positive), l’amour, l’espérance, Dieu et Satan, l’homme, la Communauté. L’importance des chapitres ainsi constitués reste inégale, mais elle correspond peu ou prou à l’insistance même de l’apôtre dans les écrits qui nous sont parvenus.
L’on a écrit sur Paul des biographies, des hagiographies, des pamphlets même et des commentaires de lettres. C’est dans ce dernier genre que nous devons classer notre étude bien qu’elle puisse apparaître à certains égards comme un recueil des idées.
Un travail libre sur la pensée de Paul devient œuvre exploratoire : le sens est enfoui et les mots sont dans leur gangue de terre rouge. Nous souhaitons faire partager au lecteur l’étonnement de l’inventeur qui exhume une richesse ignorée sur une voie passante.
Armé des meilleures traductions, la difficulté consiste à réduire les contradictions apparentes jusqu’à buter sur l’interpolation. Notre avantage est sans doute de partir sans présupposé (sans religion toute faite). Le chemin est en effet embarrassé. Nous croyons qu’il est bien difficile de penser Paul en lisant Augustin ou tel autre Père, en concevant une recherche comme une pierre apportée à l’édifîce. L’on a compris que telle n’était point notre intention.
Nous voyons précisément que Paul ne veut nullement bâtir ; il cherche la porte étroite qui s’ouvre sur l’au-delà du monde. Nulle construction terrestre ne peut retenir sa pensée. A l’exception de l’allemand D. Flusser, nous n’avons pas connaissance que l’on ait jamais étudié la proximité des lettres de Paul avec les écrits esséniens. Le mélange donne la clé qui révèle le sens des argumentations obscures autant que l’identité religieuse des adversaires qui le poursuivent en ses pérégrinations évangéliques.
Autant d’hommes, autant de croyances. Ce n’est jamais que la pensée de quelques uns qui nous préoccupe : le Maître de Justice, Jean le Baptiste, Jésus le Nazaréen, Paul l’Apôtre. Les autres suivent toujours par affinité, par révolte, mais sans savoir. L’on a beaucoup trop reconstruit l’histoire des croyances religieuses de ce temps, comme si chacun en était alors instruit. Le vrai est dans le simple.
Lluis Sala Molins a accepté de nous diriger en cette recherche rebelle. Il nous a aidé de sa propre révolte et de son regard sur le siècle ; tout en encourageant une étude qui pouvait, dès l’abord, apparaître en marge de la philosophie universitaire. Il possédait pour nous les vraies qualités de la foi, sans que nous n’ayons jamais su quel était son dieu. Nous souhaitons qu’à travers nous, il ait pu rencontrer Paul qui, comme lui, a bien pu crier : Au nom de la loi ! de quel droit ? Yves Maris

Comment se procurer la thèse ?

En vente sur le site de l’Association Nationale de Reproduction des Thèses.

En quête de Paul

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En quête de Paul

INTRODUCTION

La recherche sur Paul, le personnage, sa pensée, son projet, ne cesse de livrer tous les ans son lot d’ouvrages, écrits par les savants et les érudits les plus éminents. Il peut sembler présomptueux d’engager à notre tour une étude, qui n’a ni l’avantage de se pencher sur les vieux manuscrits en langues anciennes, ni celui d’avoir consacré une vie entière à des lectures pieuses. Nous avons choisi simplement de relire Paul, avec la liberté, le détachement et le doute, que donne la philosophie à celui qui la cultive.
Nous avons consulté un grand nombre d’ouvrages de critique littéraire, d’exégèse, d’histoire, qui font l’objet de merveilleuses collections. Nous y avons beaucoup appris. Mais notre but ne consiste pas à faire un bilan de toute cette érudition, à tirer une synthèse de ce que l’on a écrit et de ce que l’on dit toujours de Paul. Il est, au contraire, de rentrer ingénument dans la correspondance de l’apôtre et de la lire simplement, sans a priori, ni attachement à une église ou à une chapelle.Paul s’est toujours défendu d’appartenir à quiconque, sinon à l’esprit du Christ tel qu’il parlait en sa pensée. Nous comprenons qu’à notre tour, par des mois de travail, nous courrons le risque d’un attachement au personnage, qui ne favorise pas toujours l’objectivité de lecture. Nous nous sommes cependant employés à maintenir avec Paul une respectueuse distance.

1 LES LETTRES

Le canon des écritures attribue à Paul un certain nombre de lettres, dont la critique littéraire libre refuse l’authenticité. Le domaine limité de notre recherche ne nous a pas permis de pénétrer les mélanges d’une correspondance trompeuse (quatorze lettres canoniques), afin de déterminer les oppositions, les contradictions et les anachronismes, qui sont le signe de l’écrit pseudépigraphique. Il serait sans doute d’un grand intérêt de repérer l’infléchissement, sinon la perversion, dont la pensée de l’apôtre a fait l’objet, au fur et à mesure que les conflits d’idées se sont apaisés et que l’espérance terrestre a retrouvé toute sa justification. Si l’autorité gardienne de la pensée venait à rendre compte de l’erreur — pour ne pas dire de la falsification — dont les lettres de l’apôtre font encore l’objet, un grand pan des certitudes de la pensée occidentale s’effondrerait !Nous avons donc choisi de limiter notre étude à la correspondance qui recueille l’agrément général quant à l’authenticité, non sans avoir tenté de mettre en lumière quelques passages interpolés qui nous apparaissent comme autant d’outrages faits aux convictions de l’apôtre (Rm. XIII, 1-7 ; 1 Co. XI, 2-16 ; XIV, 33b-34 ; Ga. II, 7-8). Les écrits considérés sont les suivants : « Lettre aux Galates« , correspondances avec les Corinthiens (Première et Deuxième Lettres), « Lettre aux Philippiens », « Lettre aux Romains ». La « Première lettre aux Thessaloniciens » est en accord avec la correspondance retenue. Nous l’avons cependant écartée du fait qu’elle n’est pas seulement de Paul, mais qu’elle est co-signée par Sylvain et Timothée. Nous renvoyons notre lecteur à la bibliographie de fin d’ouvrage pour connaître les positions défendues par la critique littéraire et justifier notre choix.L’apôtre a l’avantage incontestable d’être (à notre connaissance) le premier à développer formellement une pensée qui trouve son fondement dans l’exécution de Jésus. Rien de ce qui a été écrit après lui ne peut ignorer la proclamation de sa pensée, soit pour puiser à cette source originale, soit au contraire pour s’inscrire en faux contre un esprit rebelle qui conteste que Dieu ait donné une bonne loi sur le mont Sinaï.
L’évangile est pour nous paulinien, sauf à considérer cet autre évangile que le Maître de Justice proposait à la Communauté des Saints. Nous avons suivi Justin en désignant « l’autre évangile », celui de Matthieu, comme Memoria.
Même si nous avons eu recours à diverses versions (en langue française ou anglaise), nous avons utilisé comme référence les traductions de la « Bibliothèque de la Pléiade », tant pour les écrits bibliques, que pour les écrits intertestamentaires et les manuscrits de Qoumrân, que pour les écrits apocryphes chrétiens. Parmi toutes les traductions possibles, celles-ci présentaient, outre leurs qualités, l’avantage de former une unité. Choisissant de mettre un ou plusieurs versets en exergue de chaque paragraphe, nous avons jugé utile de les doubler de la traduction d’A. Chouraqui.
Malgré le contraste entre sa propre lecture de Paul et la nôtre, la nécessité de situer l’apôtre en son contexte hébreu l’a emporté. Qu’il nous pardonne d’avoir mêlé l’originalité de son texte à la hardiesse de notre découverte. Ajoutons enfin que nous avons généralement extrait nos citations des textes rabbiniques, de la précieuse traduction de J. Bonsirven.

2 LE PERSONNAGE

Notre étude se limitant à l’authenticité du texte paulinien, nous ne connaissons que peu de chose de cet être incarné qui se nomme Paul. Peu lui chaut ce qu’il est en son corps, dont il n’attend jamais que d’être délivré. Cette indifférence à lui-même (créature terrestre), il la reporte sur la nature qui l’environne, dont jamais il ne parle, si ce n’est pour affirmer son impatience à la voir elle-même libérée de la loi de nature, tout comme l’homme le sera de la loi de l’incarnation.
Paul renaît le jour de sa conversion. Tout ce qui fut avant n’était que mort, rien n’est à garder, tout est à jeter : l’ascendance qui devait lui garantir un avantage inouï au regard de Dieu, la piété pharisienne qui lui assurait la reconnaissance publique, l’autorité de la Torah qui lui procurait l’exercice du pouvoir.
Cet être psychique, corps vide d’une réalité charnelle, esclave d’une loi naturelle qui décline les convoitises et donne l’illusion d’une survie, esclave d’une loi positive qui organise le péché du monde, cet être-là, Paul l’abandonne à sa fatalité, il l’y précipite même. Ce n’est que par l’esprit qu’il peut être connu, qu’il veut être reçu.
Non point un esprit qui prend chair, mais un corps qui s’efface peu à peu jusqu’à mourir pour que mieux vive l’esprit.
Paul nous avertit que désormais (si tout au moins nous sommes parmi les siens) nous n’avons plus à connaître personne selon la chair. Ainsi sera-t-il fait. Mais quelle sera notre assurance de l’avoir bien rencontré ? Peut-on avoir raison lorsque l’on poursuit un homme qui ne cherche qu’à se défaire de lui-même, au point que si l’on croit l’avoir trouvé, ce n’est jamais qu’un vêtement abandonné ?

3 LA PENSEE

Ce qui le fait courir, c’est la vie éternelle écrit-il. Pour preuve qu’elle existe, c’est qu’il court ! Quelle logique chercher dans une pensée que l’on jugera véritable, non sur la raison, mais sur l’annonce prophétique. Tels sont les lecteurs ou les contradicteurs que rien n’est vrai que l’oracle n’ait annoncé. Et chacun de presser les écritures, de tordre les prophéties, d’inventer l’allégorie, de rajuster les termes.

Les prophéties d’Isaïe ou de tout autre possédé de l’esprit ont perdu pour nous leur intérêt en tant que projet politique. Paul pourtant demeure présent. Lui qui refusait le monde se retrouve comme l’un des piliers d’un monde occidental héritier de l’Empire ! Avec lui semble bien s’être éteinte l’espérance céleste, dont la puissance a vocation à ruiner le monde, à anéantir la génération d’Adam. Comme les Pharisiens, les hommes ont continué à croire à la résurrection de la chair pour mieux construire le monde où ils ont toujours espéré se retrouver le jour venu. Comme eux, ils ont ajouté vainement des pages et des pages au livre de la loi et convoqué les juges à tout propos.
Si Paul est toujours présent, c’est bien qu’il n’a plus jamais été lui-même depuis qu’un jour de l’an 144, Marcion, évêque de Sinope, fut déclaré hérétique, probablement pour l’avoir trop compris. Peut-on avoir raison contre tous ? Depuis bientôt deux mille ans, il est une compréhension de Paul qui demeure interdite, en laquelle nul n’ose s’aventurer. Non point qu’aujourd’hui encore l’on craigne les bûchers, mais parce que l’homme ne croit pas au ciel !
L’apôtre avait foi parce qu’il ne croyait plus au monde, en la valeur de ses lois.
Il entendit tout à coup la mort du Christ comme une parole divine. Dieu lui montrait la vanité de la chair. Il lui disait le mensonge de la loi. Paul comprit que la vrai loi de Dieu ne se trouvait nulle part ailleurs qu’en la conscience de chacun. Il proclama le choix de l’amour contre celui de la loi positive. Dieu contre Satan.
Mettons de côté les lettres qu’il n’a jamais écrites, et oublions ce que la tradition des Pères de l’Eglise à pu laisser accroire dans le but d’édifier l’institution et de refonder le droit. L’œuvre est considérable, mais elle n’est point paulinienne. Les croyances et les pensées des hommes au moment où l’apôtre fleurit constituent notre meilleur guide. Il faut comprendre quelles sont les pensées que l’apôtre veut abattre.
Elles sont là, devant nos yeux, dans la tradition pharisienne que les maîtres d’Israël nous ont transmise, dans la bibliothèque de Qoumrân dont les rouleaux fermés depuis ce temps se sont déroulés pour nous, juste avant que le millénaire ne passe.
L’objet de notre étude n’est point Jésus, mais Paul qui se proclame son apôtre et serviteur, tout en se défendant de ne jamais vouloir le situer dans l’histoire. Nous ne chercherons pas à savoir si de tous les disciples, Paul l’aura le mieux compris ; il nous faudrait pour cela connaître Jésus et chacun des apôtres, dans la diversité des communautés qu’ils ont créées.

4 LA FORME

Les lettres de l’apôtre se présentent à nous en un courrier bien souvent mal reconstitué, peut-être même mal adressé. La correspondance aux Corinthiens nous est donnée sous la forme de deux lettres, alors qu’il s’agit d’un amalgame de plusieurs billets, parfois divisés, rarement situés dans l’ordre chronologique. Le mélange des feuillets n’est pas absent de la « Lettre aux Romains ». « La Lettre aux Galates » et la « Lettre aux Philippiens » semblent à peu près homogènes. Si l’on ajoute le problème des interpolations majeures et les points de différences que révèlent les manuscrits anciens, nous n’avons devant nous que des feuilles de brouillon désordonnées que des âmes « bien intentionnées » sont venues corriger.
C’est îa raison pour laquelle nous avons nous-même choisi de regrouper les textes selon les idées qu’ils développent : la foi, l’esprit, la loi de l’esprit (loi de la foi et loi de Dieu), la loi du monde (loi du péché et loi positive), l’amour, l’espérance, Dieu et Satan, l’homme, la Communauté. L’importance des chapitres ainsi constitués reste inégale, mais elle correspond peu ou prou à l’insistance même de l’apôtre dans les écrits qui nous sont parvenus.
L’on a écrit sur Paul des biographies, des hagiographies, des pamphlets même et des commentaires de lettres. C’est dans ce dernier genre que nous devons classer notre étude bien qu’elle puisse apparaître à certains égards comme un recueil des idées.
Un travail libre sur la pensée de Paul devient œuvre exploratoire : le sens est enfoui et les mots sont dans leur gangue de terre rouge. Nous souhaitons faire partager au lecteur l’étonnement de l’inventeur qui exhume une richesse ignorée sur une voie passante.
Armé des meilleures traductions, la difficulté consiste à réduire les contradictions apparentes jusqu’à buter sur l’interpolation. Notre avantage est sans doute de partir sans présupposé (sans religion toute faite). Le chemin est en effet embarrassé. Nous croyons qu’il est bien difficile de penser Paul en lisant Augustin ou tel autre Père, en concevant une recherche comme une pierre apportée à l’édifîce. L’on a compris que telle n’était point notre intention.
Nous voyons précisément que Paul ne veut nullement bâtir ; il cherche la porte étroite qui s’ouvre sur l’au-delà du monde. Nulle construction terrestre ne peut retenir sa pensée. A l’exception de l’allemand D. Flusser, nous n’avons pas connaissance que l’on ait jamais étudié la proximité des lettres de Paul avec les écrits esséniens. Le mélange donne la clé qui révèle le sens des argumentations obscures autant que l’identité religieuse des adversaires qui le poursuivent en ses pérégrinations évangéliques.
Autant d’hommes, autant de croyances. Ce n’est jamais que la pensée de quelques uns qui nous préoccupe : le Maître de Justice, Jean le Baptiste, Jésus le Nazaréen, Paul l’Apôtre. Les autres suivent toujours par affinité, par révolte, mais sans savoir. L’on a beaucoup trop reconstruit l’histoire des croyances religieuses de ce temps, comme si chacun en était alors instruit. Le vrai est dans le simple.
Lluis Sala Molins a accepté de nous diriger en cette recherche rebelle. Il nous a aidé de sa propre révolte et de son regard sur le siècle ; tout en encourageant une étude qui pouvait, dès l’abord, apparaître en marge de la philosophie universitaire. Il possédait pour nous les vraies qualités de la foi, sans que nous n’ayons jamais su quel était son dieu. Nous souhaitons qu’à travers nous, il ait pu rencontrer Paul qui, comme lui, a bien pu crier : Au nom de la loi ! de quel droit ? Yves Maris

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Le philosophe

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Du jour où nous acquérons la raison jusqu’à celui de notre mort, nous nous laissons porter par les événements. Nous vivons au hasard comme des naufragés qui se laissent aller au gré des vents. Nous subissons la vie, bien plus que nous ne l’accomplissons. En fait, la vie est un problème que nous ne savons pas résoudre. Les questions se succèdent. Elles demeurent sans réponse.Ce manuel d’initiation à la philosophie est une libre interprétation de l’enseignement d’Épictète. Il regroupe 52 leçons simples pour éclairer ceux qui cherchent un peu de lumière et apporter un réconfort à ceux qui se sentent perdus. Il vous montrera le chemin des philosophes. Il donnera un sens à votre vie. Il vous permettra d’édifier votre personnalité dans l’esprit universel. Vous cheminerez enfin vers la vie heureuse.

Nul besoin d’être savant. La philosophie n’est pas une discipline scolaire. Elle est un art de vivre que vous allez découvrir. Il modifiera à jamais le regard que vous portez sur vous-même et sur les autres. Laissez ce recueil populaire vous prendre. Il vous guidera sur la voie authentique de votre vie.

Cet ouvrage n’est plus disponible sur le site de son éditeur. Recherchez-le en ligne.

La résurgence cathare. Le manifeste

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La résurgence cathare.
Le manifeste – Yves Maris

Quatrième de couverture
Nous avons du mal à imaginer la diversité d’idées que portait le christianisme primitif. Le christianisme moderne revêt également des formes multiples et contradictoires ; mais elles se fondent généralement sur les dogmes imposés par l’Église victorieuse des disputes des IIe et IIIe siècles avec l’appui décisif de l’empereur Constantin.

L’Église nouvelle décida de l’orthodoxie et des pensées chrétiennes qui seraient déclarées hérétiques. Elle réécrivit l’histoire en gommant les conflits, en inventant la succession apostolique, en imposant le canon des Écritures, en faisant croire que son enseignement trouvait sa justification en Jésus lui-même.

Le XXe siècle fut riche de découvertes de manuscrits qui attestent de la richesse intellectuelle des formes chrétiennes. Il mit en lumière la composition des Évangiles canoniques et découvrit la fausseté de nombreuses lettres apostoliques. L’ensemble des éléments de recherche autorise à faire le choix d’un autre christianisme que celui qui contraint les consciences depuis le concile de Nicée. Dans la filiation authentique de Paul de Tarse et de Marcion de Sinope, la pensée des cathares du Moyen Âge fut interdite. Les livres et les humains qui la portaient furent brûlés.

Le MANIFESTE cherche à relever cette philosophie dont la modernité s’appuie sur la valeur des sciences et sur la non-violence. Il propose un changement de perspective et un renversement radical des valeurs. Il montre que le monde dans lequel nous vivons appartient au Diable, car le mal y est premier tandis que le bien ne vient jamais qu’en soulager l’excès. Il place sa confiance dans la capacité humaine à renier l’homme animal pour édifier l’homme spirituel.

Mon commentaire
La résurgence cathare, le manifeste est le dernier ouvrage publié de Yves Maris, philosophe cathare et pierre angulaire du renouveau de la spiritualité cathare d’aujourd’hui.
Ceux qui ont eu la chance de le côtoyer peuvent confirmer combien sa pensée et ses actes sont en harmonie avec ses écrits.
Vous trouverez dans cet ouvrage les bases d’une pensée cathare moderne.

Informations techniques
ISBN 978-2-913826-91-5
Editions Le Mercure Dauphinois – Catalogue Chevalerie et Tradition

Sommaire
Afin de permettre à chacun d’apprécier à sa juste valeur cet ouvrage, fondateur d’une pensée cathare moderne, j’essaierai d’en faire une analyse détaillée à laquelle vous pourrez accéder via les item de ce sommaire.

  • Introduction
  • L’idée de Dieu
  • La vérité
  • La vieille Bible
  • Les Évangiles
  • Lecture critique des Évangiles
  • La rupture chrétienne
  • Paul de Tarse
  • Marcion de Sinope
  • Le monde n’est pas l’œuvre de Dieu
  • La société du Diable
  • Le dépassement des lois
  • La liberté de conscience
  • L’amour commun
  • L’esprit du Diable qui s’embrase
  • Deux volontés s’opposent
  • La lutte pour la perfection
  • Jésus, dissident crucifié
  • L’économie du Diable
  • La simplicité évangélique
  • La pratique publique
  • La conversion
  • La foi, l’espérance, l’amour
  • L’oraison silencieuse

Cathares. Journal d’une initiée

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Cathares. Journal d’une initiée
Yves Maris

Quatrième de couverture

Le mal-être social entraîne Pauline dans une crise existentielle. Elle comprend qu’elle ne donnera jamais sens à sa vie sans rompre radicalement avec le système qui structure le monde. Elle s’enfuit par les sentiers de grandes randonnées qui courent vers le soleil levant. Son périple solitaire répond à la délivrance qui précède toute initiation vraie. Le renversement de sa pensée est authentifié par sa conversion de vie.Pauline a le courage d’aller au bout de sa libération. Elle rencontre la première communauté des cathares d’aujourd’hui. Sûre de son destin, elle décide d’accomplir sa propre vie en la vouant au pur-amour. Autrement nommé non-violence, le pur-amour est une valeur contraire aux intérêts du monde. Il donne à connaître un autre Dieu, à construire une société différente fondée sur l’amour et non pas sur le droit. Il révèle les plus grands secrets de la vie et de la mort.Qui peut croire que le monde est l’œuvre de Dieu ? Peu à peu, Pauline distingue que l’idée du Dieu créateur dissimule le Diable, véritable maître de l’existence commune. Elle découvre l’absence du Dieu inconnu et l’Esprit de ce Dieu qui se heurte à l’Esprit du Créateur. Chemin faisant, elle pénètre les secrets bibliques et dévoile les mystifications. La théologie lui apparaît comme un mensonge millénaire propre à justifier la construction de la société à laquelle elle échappe.

Le Journal d’une initiée actualise la philosophie des cathares du moyen âge. Il mène le lecteur des fondements de la pensée chrétienne et de son interprétation dualiste à son déploiement occulte dans l’obscurité du siècle et de la modernité. Il l’invite à l’aventure. La quête initiatique de Pauline révèle un continent de spiritualité que le christianisme dogmatique a toujours interdit de visiter.

Jésus : Hors-série de Le Point

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Jésus : Hors-série de Le Point

À LA RECHERCHE DE JÉSUS par Elian Cuvillier p.6

LES SOURCES
À l’origine du Nouveau Testament par Elian Cuvillier p. 10
Les Évangiles comparés Jean-Daniel Kaestli :
« II y a autant de Jésus que d’Évangiles apocryphes » p. 18
L’Évangile selon saint Thomas par Renaud du Peloux p. 20
Flavius Josèphe, témoin à risques par François Gauvin p. 21
James H, Charîesworth : « Pour savoir ce qu’était Jérusalem avant sa destruction, il faut lire Jean » p. 24

LA VIE DE JÉSUS
De la naissance à la résurrection par Daniel Marguerat et Catherine Golliau p. 26
Et si Jésus n’était pas mort sur la croix ? par Laurence Moreau p. 47
Une retraite au Cachemire ? par Frédéric Lewino p. 48
Marie : grandeur et mystère d’une mère par Laurence Moreau p. 50
Ces frères cachés de Jésus par Daniel Marguerat p. 52
La Palestine, terre troublée par Catherine Golliau p. 54
Point de vue : Jésus au regard de son peuple par Gérard Israël p. 60
Le vrai Jésus ? Le regard changeant des historiens par François Gauvin p. 62

LES ACTEURS DU NOUVEAU TESTAMENT
Régis Burnet : « Paul a servi à justifier la rupture du christianisme avec le judaïsme » p. 84

JÉSUS ET SES REPRÉSENTATIONS
Premiers visages de Jésus par François Boespflug p. 92
Jésus en ses reliques par Frédéric Lewino p. 96
Alain Boillat : « Le Jésus de Pasolini était un activiste antifranquiste ! » p. 99

LE CHRISTIANISME DES PREMIERS ÂGES
Jacques, Pierre et Paul : guerre de positions à Antioche par Christian Grappe p. 101
Jésus, victime du christianisme ? La lecture de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur p. 106

Ce Hors-série n°1 de Décembre-Janvier me semble digne d’intérêt car il prétend proposer une compilation des documents de recherche sur ce sujet.
Personnellement, j’y ai même trouvé quelques informations de nature à modifier quelque peu mon point de vue basé sur des connaissances antérieures.

Je vous le conseille donc.